Chirurgie des paupières : "Je ne supportais plus mon regard fatigué"

Épisode 4/4 : La chirurgie du regard. – Refaire son nez, ses paupières, oser le lifting ou s’offrir une nouvelle poitrine… Quel que soit son âge ou ses motivations, la décision n’est pas facile à prendre, et l’intervention, jamais anodine. Christine avait le regard fatigué et a été opérée des paupières. Elle revient sur son expérience.

Avant

«Je ne supportais plus mon regard fatigué. J’avais exactement le même que celui de mon père, avec des paupières su­périeures tombantes qui recouvraient mes yeux, des cernes creux et la peau des paupières inférieures très froissée. J’avais perdu mon compagnon l’année précédente et ma coiffeuse m’avait suggéré cette intervention. De fait, je me plaignais tout le temps d’avoir l’air triste, plombé.

L’idée a fait son chemin. Six mois plus tard, j’étais dans le cabinet d’un chirurgien. Puis rapidement de deux autres, pour confronter les avis. Finalement, c’est un quatrième qui m’a opérée, une femme, qui m’a tout de suite mise en confiance. Je me rappelle m’être rendue à l’opération parfaitement détendue.»

Pendant

«C’est là que l’affaire s’est corsée, car j’en suis sortie le visage très marqué. Pendant une semaine, j’étais rongée d’inquiétude. Même si on m’avait bien informée des suites, ça fait quand même un choc de se voir avec un visage tu­méfié. Mes paupières supérieures, où la chirurgienne avait retiré beaucoup de peau, tiraient énormément. Je devais forcer pour fermer les yeux. Malgré tout, j’ai repris mon travail deux semaines après. J’étais encore un peu gonflée mais avec le masque, mon en­tou­rage n’y a vu que du feu, ou presque.

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Un jour, une collègue m’a dit : »Il y a un truc qui a changé chez toi, mais quoi  ? Tu as changé de coupe  ? ». Là, ça m’avait vraiment fait super plaisir, car cela si­gni­fiait que le travail était bien fait ! Mes parents, que j’ai vus trois mois plus tard, ne se sont d’ailleurs rendu compte de rien. Mais ils m’ont félicitée pour ma bonne mine  !»

2 ans après

«Cette intervention, c’est comme un nou­veau dé­part. Je me sens plus séduisante et sûre de moi. Quand je croise mon regard dans le miroir, je souris. J’ai eu des années difficiles mais tout cela est derrière moi maintenant, et je m’autorise à nouveau à avoir des projets. Merci la chirurgie  ! »

Compter 2 000 à 4 000 € pour une blépharoplastie, selon le travail.

L’œil du Doc

«Ce gros excès cutané au niveau des paupières supérieures, appelé dermatochalasis, a été traité par une blépharoplastie classique, précise la professeure Barbara Hersant. Les paupières inférieures ont demandé plus de raffinement : pour traiter à la fois les poches et le cerne creux, j’ai appliqué la méthode de transposition graisseuse : après avoir incisé la paupière au ras des cils, j’ai été chercher la poche graisseuse. Je l’ai ouverte puis déployée pour combler le cerne. J’ai ensuite retiré un bon centimètre de peau pour lifter la paupière, très froissée, puis j’ai fixé le coin externe de l’œil à l’orbite pour éviter tout risque d' »ectropion » (œil rond).»

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