Anne Hidalgo : cette décision de François Hollande qui l’avait rendue « ivre de rage »

Avant d’être candidate à la présidentielle, Anne Hidalgo a longtemps été dans l’ombre de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris. Un apprentissage parfois douloureux durant lequel elle a un jour été “ivre de rage“, suite à une décision de François Hollande.

Elle a enfin mis un terme au suspens. Après des mois de spéculations, Anne Hidalgo a officialisé sa candidature à l’Élysée en 2022, lors d’un discours prononcé à Rouen. Le début d’un grand tournant dans la carrière de la maire de Paris, que certains étaient loin d’imaginer avoir un destin national du temps où elle était première adjointe de Bertrand Delanoë. Car l’élue socialiste, longtemps décrite comme docile, a beaucoup peiné à se faire une place aux côtés de l’édile parisien. Au point de ne plus supporter d’être dans l’ombre.

Preuve en est cette anecdote datant de 2012. A l’époque, François Hollande arrive au pouvoir et Anne Hidalgo pense enfin son heure venue. La raison ? Bertrand Delanoë s’imagine Premier ministre ou ministre des Affaires étrangères. Ce qui lui permettrait de prendre son fauteuil de maire et d’être libérée d’un poids. Mais malheureusement pour la première adjointe, le président socialiste n’a que la Justice ou la Culture à proposer. Bertrand Delanoë refuse, et Anne Hidalgo doit patienter encore deux ans. “Elle était ivre de rage, raconte une élue parisienne dans Libération. Elle pensait qu’il irait au gouvernement, qu’ils feraient la transition avant l’élection de 2014 et que ça lui permettrait de s’installer. À partir de là, elle a vraiment décidé de se construire elle-même, ça l’a autonomisée.

Bertrand Delanoë “humiliait” Anne Hidalgo

L’épisode va définitivement tendre les relations entre les deux figures de la capitale. “Une fois élue, elle a dit que c’était une libération. Il l’humiliait, ne lui donnait jamais la parole… Elle n’en pouvait plus d’être la petite chose“, confirme Mao Peninou, ancien adjoint à la mairie de Paris. Des coups bas classiques en politique, mais qui ont permis à Anne Hidalgo de se forger une réelle carapace. “Ça lui a donné l’expérience et le blindage nécessaire pour supporter la violence en politique”, estime son ex-adjoint Jean-Louis Missika. Ses rivaux pour 2022 sont prévenus.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

Autour de

Source: Lire L’Article Complet