Bernard de la Villardière : pourquoi a-t-il fait condamner le chroniqueur de TPMP, Gilles Verdez ?

Dans un entretien accordé au journal Le Monde, Bernard de Villardière a confié qu’il avait fait condamner Gilles Verdez car le chroniqueur de TPMP l’aurait accusé d’être islamophobe.

Cyril Hanouna

Gilles Verdez

Depuis 2005, Bernard de Villardière est à la tête d’Enquête Exclusive sur M6, une émission dans laquelle il aborde des sujets d’actualité. Régulièrement, ses émissions font souvent l’objet de débats voire de critiques sur le plateau de Touche pas à mon poste, sur C8. Dans un entretien accordé au journal Le Monde, l’animateur de M6 a récemment confié qu’il venait de faire condamner Gilles Verdez après que le chroniqueur de Touche pas à mon poste l’aurait accusé d’être islamophobe. “Tiens, je vous donne un scoop : je viens de faire condamner Gilles Verdez pour diffamation. Il m’a traité d’islamophobe chez Hanouna”, a-t-il ainsi révélé, estimant que le chroniqueur saisissait toutes les occasions pour “se payer Enquête exclusive“. “Il m’accuse de ne pas faire mon travail de journaliste”, a-t-il ajouté, en insistant ne “pas du tout être islamophobe”. ” Au contraire, je pense être un des rares journalistes qui sont allés le plus au chevet des victimes musulmanes des guerres civiles, des trafics”, a ainsi argué le journaliste.

Jusqu’alors l’affaire n’avait jamais été révélée par les principaux intéressés. Bernard de la Villardière n’avait jamais voulu répondre aux attaques répétées de Gilles Verdez qui ne se montre pourtant pas tendre envers l’animateur de M6. “Ce chroniqueur dont le seul talent est l’insulte, et le fonds de commerce la polémique a déjà dans le passé tenu des propos déplacés à l’égard de Bernard de La Villardière”, avait notamment déclaré en 2019 la chaîne dans un communiqué appelant Gilles Verdez à cesser cette véritable “campagne de dénigrement”.

“Je continuerai à parler”

Cette histoire avait d’ailleurs donné une nouvelle idée à Cyril Hanouna. Sur le plateau de TPMP sur C8 avait alors orchestré un faux procès pour juger de la culpabilité de son chroniqueur dans cette affaire. Visiblement très ému, le spécialiste des coups de gueule avait alors expliqué les raisons de ses critiques à répétition. “J’ai pris le RER pour venir travailler, et j’ai vu quelqu’un qui est venu s’asseoir à côté de moi dans le RER D et qui m’a dit : ‘je voudrais vous remercier. Merci parce qu’on en a marre. Je suis musulman, je travaille, je suis intégré à la société française. Émission après émission, dimanche après dimanche, on est stigmatisé, foulé au pied. C’est très difficile pour nous et vous, vous défendez ces positions'”, avait-il raconté.

Et d’ajouter, au bord des larmes : “On veut me faire taire parce que ce sont des choses qui me sont chères. Et franchement, j’ai l’impression que des fois, on veut me bâillonner. Alors, tant que vous me donnerez la parole, je continuerai à parler. Je ne me tairai pas pour le monsieur que j’ai vu dans le RER aujourd’hui”.

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