“Calme, gentil, bon élève” : l’enfance sans histoire du terroriste survivant des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam

Salah Abdeslam est revenu sur son enfance et son parcours scolaire durant le procès des attentats du 13 novembre 2015 aux Assises, le mardi 2 novembre 2021. Le Monde a rapporté ses propos au lendemain de l’audience.

Restez informée

Bientôt deux mois après le début du procès aux Assises des auteurs des attentats du 13 novembre 2015, ces derniers s’expriment à la barre. Le mardi 2 novembre 2021, Salah Abdeslam, qui a conduit la voiture qui a mené les terroristes du Bataclan et du Stade de France, est revenu sur son enfance, comme le rapporte Le Monde au lendemain de l’audience. De ses propres dires, sa vie était « très simple«  à cette époque. « J’étais quelqu’un de calme, gentil. Voilà« , a-t-il déclaré.

À l’école, tout allait bien. Il avait « plein de projets« . « J’étais aimé par mes professeurs. J’étais un bon élève« , a-t-il confié. Avant de détailler : « J’étais bon dans certaines branches, j’étais studieux, je me donnais à fond, j’étais ambitieux. » Après avoir obtenu son diplôme d’électromécanique -une filière technique qu’il a suivie « pour avoir directement un métier« -, il travaille pour la STIB (Société des transports intercommunaux de Bruxelles), comme son père qui y officie en tant que conducteur de tramways. De son côté, il les « répare« .

Un premier séjour en prison en 2011

La situation se corse quelques années plus tard. Après une tentative de vol avec effraction le 25 février 2011 en compagnie de son ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud, commandant opérationnel des attentats du 13 novembre 2015, et un court séjour en prison, il se fait licencier de la STIB. D’après Le Figaro, qui proposait un compte-rendu de l’audience en direct, le Belge « enchaîne [ensuite] les petits boulots de magasinier, technicien« , puis entame « une formation de taxi« , qu’il abandonne.

Salah Abdeslam se radicalise petit à petit aux côtés de son frère Brahim et de leurs amis d’enfance de Molenbeek-Saint-Jean (dans la région de Bruxelles), jusqu’à passer à l’acte le 13 novembre 2015. Le 20 septembre 2021, l’homme de 32 ans incarcéré à Fleury-Mérogis n’a pas regretté : « Si la France compte ses morts, nous, nous avons arrêté de les compter. On peut se faire la guerre, s’entretuer, mais la porte du dialogue doit rester ouverte. La France se présente comme une victime, alors que c’est elle qui a attaqué en premier.« 

Source: Lire L’Article Complet