Cédric Jubillar incarcéré : cet “élément technique” qui intrigue son avocat

Dans les colonnes du Parisien, ce jeudi 9 juin, Maître Alexandre Martin a partagé quelques confidences sur le sort de son client, Cédric Jubillar. D’après ses dires, un « élément technique » pourrait jouer en faveur du principal suspect.

A propos de


  1. Cédric Jubillar


  2. Delphine Jubillar

En ce jeudi 9 juin, Cédric Jubillar est attendu par le juge des libertés. Un rendez-vous très important pour lui et ses avocats puisqu’ils vont ainsi discuter des potentielles conditions de libération après près d’un an d’emprisonnement. Pour l’occasion, Maître Alexandre Martin (avocat de l’artisan plaquiste) s’est entretenu avec le Parisien afin d’évoquer les éléments qui pèsent sur le dossier de son client.

D’après les confidences de Maître Alexandre Martin, un élément pourrait jouer en faveur de Cédric Jubillar. « J’observe simplement qu’il existe un élément technique dont tout semble se moquer mais qui pose une difficulté : c’est le déverrouillage par une intervention humaine du téléphone Huawei de Delphine à 6 h 52 le matin de sa disparition, le 16 décembre 2020« , a d’abord fait remarquer l’homme de loi, avant de soutenir ensuite : « À ce moment-là, on sait que Cédric Jubillar est en présence des gendarmes et ne peut donc pas se servir de l’appareil, même s’il l’avait conservé. D’autant qu’il ne dispose pas du code de déverrouillage qui venait d’être changé par Delphine. La question est donc : qui manipule ce téléphone à 6 h 52 ? » Un élément troublant qui pourrait relancer l’enquête…

Un téléphone activé à la main

Le téléphone de Delphine Jubillar a créé de nombreuses interrogations au cours de l’enquête. Pour rappel, ce dernier – bien qu’introuvable – s’est activé à six reprises durant la nuit de sa disparition à Cagnac-les-Mines (Tarn). En exploitant les manipulations de ce portable, les experts avaient d’ailleurs identifié six horaires de déclenchement répartis entre 0 h 07 et 6 h 52 : activation de l’application WhatsApp (0 h 09), caméra WhatsApp activée (1 h 33), multiples mises en route de l’interface de l’appareil (0 h 07, 1 h 03, 6 h 52).

Toutefois, d’après les éléments partagés par le fabricant chinois Huawei aux gendarmes, ses fameuses manipulations « nécessitent forcément une action humaine et un déverrouillage de l’appareil« . Une expertise qui pourrait indiquer qu’une personne aurait effectivement eu le téléphone de Delphine Jubillar entre les mains…

Cédric Jubillar est présumé innocent des faits qui lui sont reprochés jusqu’à l’annonce du verdict final.

Crédits photos : Capture d’écran Facebook

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