Claude Chirac : pourquoi son fils Martin s’inquiète pour elle

La fille de l’ancien président, Claude Chirac raconte dans le livre de Sophie Cluzel, « La Force des différents »(JC Lattès), l’anxiété de son fils Martin Rey-Chirac à son propos.

Claude Chirac s’exprime peu. Dans le livre de Sophie Cluzel, « La Force des différents » (JC Lattès), elle raconte sa vie d’aidante auprès de sa mère Bernadette après s’être occupée de son père. Elle y révèle que son fils Martin Rey-Chirac « s’est souvent inquiété » pour elle. « Il m’a dit : « Maman, quand tu n’auras plus à t’occuper de personne, qu’est-ce que tu vas devenir ? » », glisse-t-elle à la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées dans cet ouvrage. Elle assure, pour sa part, ne pas s’inquiéter. «Je suis née comme ça. J’ai toujours l’impression, à tort probablement que je vais m’en sortir. Autant je suis très angoissée de nature pour les autres, autant pour moi-même pas du tout. » Dans le livre de Sophie Cluzel, la fille de Jacques et Bernadette Chirac ajoute qu’elle ne souhaite pas que son fils fasse pour elle le sacrifice qu’elle a fait pour ses parents en prenant en charge leur fin de vie. « Je ne veux pas faire peser sur mon enfant ce que j’ai vécu. Je ne veux pas que Martin ait à faire ce choix », dit-elle. « Il faut penser et anticiper l’éventuelle maladie et la mort, poursuit-elle. Y penser ne la provoque pas ! Il faut en parler avec son mari, ses enfants. Leur dire ce que vous souhaitez et prendre autant que possible les dispositions nécessaires ».

La maladie de sa sœur à l’origine de ce choix de vie

Claude Chirac avoue à Sophie Cluzel que la maladie de sa sœur a influé sur son choix de devenir plus tard aidante de ses parents : « Si j’avais grandi dans un autre contexte, sans drame fondamental, je n’aurais peut-être pas pris la même décision ». Elle dit aussi la dureté d’un tel choix. « Le plus important reste le répit. Lorsque vous avez en charge une personne fragile, dépendante, à domicile, cela signifie que vous devenez patron d’une TPE. Vous faites tourner les aides-soignant(e)s, les infirmier(e)s, les kinés. Alors quelqu’un qui vient vous soulager en prenant cette organisation en charge , l’espace d’un après-midi ou d’un week-end, même une fois par mois c’est inestimable, on peut souffler ».

Crédits photos : PATRICK BERNARD / BESTIMAGE

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