Diam’s au Festival de Cannes : l’ex-rappeuse prête à sortir du silence ?

L’information a été murmurée sur France Inter, par Augustin Trapenard dans son émission matinale  » Boomerang « , un documentaire signé Diam’s pourrait être programmé en sélection officielle au festival de Cannes. Info ou boulette ? En tout cas l’ex-rappeuse a bien été vue il y a quelques mois avec une équipe de tournage…

Du point croisette qu’a fait Augustin Trapenard, le 29 avril, dans son émission sur France Inter, ces mots ont fait l’effet d’un scratch : « Une rumeur folle électrise le 7e art, on murmure que de nouveaux films pourraient être ajoutés à la sélection officielle, dont un documentaire inédit signé par la reine de toutes les reines, le diamant de tous les diamants, l’ancienne rappeuse Diam’s en personne ! « 

Retirée de la vie publique depuis de nombreuses années, la dernière fois qu’elle s’était exprimée officiellement via son Instagram qui est aujourd’hui vide de tout contenu, c’était en novembre 2021. Elle réagissait aux propos de la rappeuse Le juiice, qui affirmait que si Diam’s était devenue la meilleure rappeuse en France, c’est parce qu’elle était blanche. Cette dernière avait réagi en postant en Story : « On apprend l’orgueil en contemplant sa carrière. On apprend l’humilité en contemplant l’univers. » Économie de mots, mais pas de sens.

De retour en France, après quelques années passées en Arabie saoudite, Mélanie Georgiades, dite Mel – même si elle restera toujours Diam’s pour des générations qu’elle a marquées – a été vue en janvier dernier à Calais, dans le nord de la France. Accompagnée de sa BFF Vitaa, mais aussi d’une dizaine de personnes, elle aurait fait ce déplacement dans le cadre d’un projet vidéo, a-t-on raconté. Ce projet vidéo serait-il lié à la rumeur cannoise ? À suivre…

Une grande gueule doublée d’un grand cœur

En tout cas, lors de ce passage, si l‘ex-rappeuse a refusé de faire une photo comme le restaurateur où elle s’est arrêtée déjeuner le lui a proposé, elle a laissé un gentil message, un généreux pourboire et a tenu à saluer individuellement tout le personnel. À 41 ans, Mélanie lui est apparue solaire et « accessible« . Fidèle à celle qu’elle a toujours été finalement : un emblème pour les jeunes filles en mal d’assurance, une femme généreuse et altruiste à qui le succès n’avait pas fait oublier ses années de galère, une grande gueule doublée d’un grand cœur qui, même toute jeune, mettait à profit sa notoriété et son argent pour venir en aide aux personnes défavorisées.

Il y a quatre ans, c’est une mère de famille sereine qu’une journaliste du JDD avait retrouvée dans un petit village des Yvelines, en région parisienne, où elle rénovait une maison en même temps qu’elle continuait de construire sa vie. Elle lui révélait qu’elle n’était pas du tout en préparation d’un nouvel album, comme des rumeurs le disaient, qu’elle n’avait d’ailleurs gardé aucun contact avec le milieu du rap et n’en écoutait plus. Elle lui déclarait : « D’autres choses brillent à mes yeux aujourd’hui : vivre, avoir du temps pour les miens, pour les autres, pour de nouveaux projets sans pression. »

À l’époque elle lançait sa marque Mel by mel, des articles de papeterie et des accessoires stylisés sur lesquels sont inscrits des textes, ainsi que des objets et une ligne de vêtements pour enfants. Elle avouait lors de cet entretien qu’elle n’avait jamais cessé d’écrire et qui lui arrivait fréquemment de noter des rimes qui lui venaient en fonction de l’actualité ou des propos qu’elle entendait.

Loin du star-system

Quand la journaliste l’interrogeait à propos de la Diam’s qu’elle avait été, elle lâchait : « Des souvenirs sur lesquelles je médite pour me questionner : qu’est-ce que la réussite ? La gloire ? Que signifie être quelqu’un ? Ce sera de grands sujets de réflexion à partager avec mes enfants quand ils grandiront. J’espère que je saurai leur transmettre les leçons que j’ai tirées. Leur apprendre à ne pas s’imaginer qu’ils sont le centre du monde, à être humbles et à se tourner vers les autres… La célébrité semble être devenue une quête, voire un métier, pour tant de gens.« 

L’idée même de star-system lui est devenue tellement étrangère qu’elle disait n’avoir même gardé aucun de ses trophées – ses disques d’or et de platine sont chez sa mère et des amis. Considère que la gloire est une illusion, un attrape-rêve dangereux dans lequel d’ailleurs elle-même, un temps, a bien failli se perdre. Alors si un documentaire signé Mélanie Georgiades est projeté en sélection officielle au festival de Cannes, haut lieu du glamour, y sera-t-elle présente ? Y croisera-t-elle ces actrices françaises qu’elle a confié aimer : « Marion Cotillard, Cécile de France, Sara Forestier, des filles normales, natures. » (propos rapportés par le magazine Studio, en 2006) ?

En tout cas si celle qui faisait de la figuration dans Femme fatale de Brian de Palma (elle y suit un piéton, est témoin d’un accident et crie) ; qui, de La haine de Kassovitz aux films sur Malcolm X, Ray Charles ou Mohamed Ali, se tourne vers des films qui reflètent une réalité ou retracent « des épisodes de l’histoire qu’on n’a pas appris à l’école et dont on ne parle pas dans les journaux« , si cette femme-là, « en paix avec elle-même », sort de sa bulle, on sera au premier rang.

Crédits photos : AGENCE / BESTIMAGE

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