Disparition d'Amandine Estrabaud : tout savoir sur cette affaire qui n'a pas encore livré tous ses secrets

Lundi 15 novembre 2021 s’ouvre le procès en appel tant attendu de Guerric Jehanno. Un homme accusé d’être le meurtrier d’Amandine Estrabaud, disparue en juin 2013, et qui pourrait être lié à une étonnante affaire, comme le révèle La Dépêche mercredi 10 novembre 2021.

  • Delphine Jubillar

C’est une affaire qui ne cesse de faire parler. Tout commence mardi 18 juin 2013 lorsqu’Amandine Estrabaud quitte son travail au lycée Anne Veaute de Caste. Elle avait réussi à rejoindre son domicile en faisant du stop. Mais après plusieurs heures sans nouvelle, sa mère décide de prévenir la gendarmerie. Les policiers se rendent sur place et découvrent que la porte est ouverte. À l’intérieur, aucune trace de la jeune femme de 30 ans, seulement la paire de chaussures qu’elle portait le jour même ainsi que ses boucles d’oreilles. La gendarmerie interroge alors le quartier pour comprendre ce qu’il s’est passé. La voisine d’Amandine Estrabaud confie qu’elle l’a vue sortant d’un fourgon blanc avec un homme qu’elle ne connaissait pas. Un an après, le principal suspect, Guerric Jehanno, est arrêté. C’est sa propre mère qui a appelé la police. Au téléphone, elle a déclaré qu’il tenait un discours truffé d’incohérences. Le maçon travaillait sur un chantier non loin de la maison de la victime. Il sera finalement placé en examen pour meurtre et viol après une étonnante discussion avec son codétenu. Mercredi 14 octobre 2020, Guerric Jehanno est condamné à 30 ans de réclusion criminelle.

Un étonnant lien avec une affaire bien connue

Le procès en appel de Guerric Jehanno s’ouvre lundi 15 novembre 2021. Mais un étonnant rebondissement vient tout remettre en cause dans cette histoire. En effet, cette histoire est extrêmement similaire à celle de Delphine Jubillar, jeune infirmière du Tarn de 33 ans qui a disparu au beau milieu de la nuit, mardi 15 décembre 2020. La piste d’un tueur en série qui pourrait avoir sévi dans la région sera donc mise à l’honneur lors du procès par l’avocat de Guerric Jehanno, Me Cohen, comme il l’a confié dans les colonnes de La Dépêche : « Il n’y a aucune info nouvelle donc, mais un fait divers mérite de retenir l’attention, et qui permet de ne pas exclure une hypothèse, à savoir que peut-être un tueur évolue dans la région. La seule issue raisonnable du procès serait une décision d’acquittement », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter que cette affaire est « absolument exceptionnelle car malgré des recherches minutieuses, il n’a pas été retrouvé un seul indice indiscutable qu’Amandine est morte ».

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