Disparition d’Estelle Mouzin : la police abandonne les fouilles

Malgré la collaboration de deux chiens de la police belge, la huitième campagne de fouilles pour retrouver le corps d’Estelle Mouzin n’a rien donné. Les recherches ont été stoppées.

Estelle Mouzin a disparu à Guermantes, en Seine-et-Marne, à l’âge de 9 ans, le 9 janvier 2003 mais c’est bien dans les Ardennes que se concentrent les recherches du corps de la fillette dix-huit ans après les faits. La quatrième campagne de fouilles organisée dans la commune d’Issancourt-et-Rumel, située à proximité d’une maison de Michel Fourniret qui a avoué les faits en mars 2020, a déjà pris fin ce jeudi 18 novembre. Pourtant prévues pour une semaine, les recherches débutées lundi 15 novembre n’ont pas repris ce vendredi 19 novembre, à la demande de la juge d’instruction Sabine Khéris, rapporte L’Ardennais. C’est pourtant elle qui était à l’initiative de cette huitième campagne de recherche depuis le début de l’affaire. Cela ressemble à une véritable déception car elle avait suscité un espoir en mettant des moyens innovants. La police belge a été mise à contribution, car depuis l’affaire Marc Dutroux, nos voisins ont pris de l’avance dans la formation de chiens dont le flair peut repérer des « restes humains ».

Deux Springer anglais et leurs maîtres-chiens venus de la police fédérale belge ont donc été mis à contribution, sans succès. « Lorsque l’un des chiens travaille pour une durée de 45 minutes, le second se repose. Mais ils peuvent travailler par tous les temps, que le terrain soit accessible ou non, avec une importante végétation ou de simples buissons », a expliqué dans les colonnes de L’Ardennais le commissaire divisionnaire Rony Vandaele. Après quatre journées de recherches infructueuses, les chiens belges peuvent donc rentrer au bercail. Cette huitième et possible dernière campagne de recherche du corps d’Estelle Mouzin aurait-elle été influencée par une fausse piste ?

Une pierre et un corps introuvables

Auditionnée en début de semaine par la juge d’instruction, l’ancienne compagne de Michel Fourniret, Monique Olivier, aurait affirmé que le tueur en série aurait utilisé une pierre pour repérer l’endroit où il aurait enterré le corps de la fille de 9 ans. Puis elle s’est rétractée. Les enquêteurs ont tenté de retrouver cette pierre, en vain. Un scénario jugé peu crédible par l’édile de la ville ardennaise théâtre de la campagne de recherche. « Il y a de la rocaille mais pas de véritable pierre ici », a déclaré le maire d’Issancourt-et-Rumel, Ghislain Debaiffe.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : /SIPA

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