Élise Lucet : quelle maman est-elle pour sa fille Rose ?

Connue pour sa pugnacité et son intransigeante à l’antenne, notamment, quand elle mène l’enquête dans Cash Investigation ou Envoyé Spécial (France 2), Elise Lucet montre un tout autre visage, plus solaire, plus doux, quand il est question de ses proches, et notamment de sa fille Rose.

A propos de

  1. Élise Lucet

Dans un nouveau numéro inédit d’Envoyé Spécial diffusé sur France 2 ce jeudi 25 février, Elise Lucet s’empare de l’épineux dossier de l’isolation thermique et ses possibles arnaques. Avec son équipe, Elise Lucet n’hésite pas à mettre les deux pieds dans le plat et poser les questions qui fâchent, sans rien lâcher jamais, avec la détermination d’une guerrière. Mais le combat que ce Don Quichotte au féminin mène contre l’injustice, elle a également dû l’affronter dans sa vie personnelle.

Elise Lucet a 44 ans quand sa fille Rose voit le jour en février 2007. Discrète (tout juste savait-on qu’elle avait partagé un temps la vie de Jean-Marie Cavada), engagée (après avoir découvert la Mauritanie et son dénuement, elle a fondé une association baptisée Bibliothèque du désert), adorée des téléspectateurs, celle qui s’avoue souvent impatiente, boulimique de travail, décide alors de lever le pied pour sa jolie poupée. Sincère, elle avoue que si elle a donne la vie si tard, c’est parce qu’elle ne voulait pas d’un enfant à tout prix, mais qu’elle désirait une famille. Et qu’il lui avait fallu du temps pour rencontrer celui qui allait devenir et l’homme de son cœur, et le père de son enfant.

Son existence heureuse va virer au drame

Juste avant la naissance de Rose, Elise Lucet confie au Parisien vouloir prendre de grandes vacances pour accueillir son premier enfant. J’ai envie de prendre du temps pour vivre ma grossesse comme des milliers de femmes la vivent, déclare-t-elle. Avec la papa, Martin Bourgeois, antiquaire, elle s’installe dans un coin niché en pleine verdure, au milieu de peintures et sculptures du XIXème siècle.

Bonne vivante, pas mondaine pour deux sous, Elise Lucet dit volontiers préférer aller chercher les cèpes en forêt avec son “cher et tendre” et sa fille que courir les soirées parisiennes. L’existence file, tranquille, joyeuse et douce pour la journaliste. Mais en 2011, la maladie vient poser un voile noir sur ce quotidien chaleureux. Son mari meurt de leucémie. Rose n’a pas encore soufflé sa quatrième bougie. Pourtant, c’est en elle que la journaliste va puiser le courage de se relever, dans l’énergie et la joie que porte en elle cet enfant de l’amour.

“J’ai toujours tenu à travailler pour garder une ‘colonne vertébrale”

Rose est une petite fille bien dans ses baskets, pipelette, solaire, qui se fait des copains partout. Elise Lucet qui n’a rien d’une “mère-copine” est cependant très complice avec son bout de chou. “On parle et on rigole beaucoup“, avait-elle confié un jour à Téléstar. Tout au long de la maladie de son mari, elle avait reconnu que le travail aussi lui avait permis de tenir.J’ai continué à travailler pendant un an et demi, alors que le combat était très rude, poursuivait-elle dans le même magazine. J’ai vécu, pendant cette période, dans l’attente permanente de nouvelles médicales difficiles […] Mais j’ai toujours tenu à travailler pour garder une “colonne vertébrale”. Cela m’aidait à ne pas lâcher.

Cette année, Rose fêtera ses quatorze ans. Sa maman, dit-on, a retrouvé une main d’homme dans laquelle glisser la sienne. Toujours aussi discrète sur ce qui pour elle doit rester privé, Elise Lucet, cheveux à la garçonne, a décidé une fois pour toutes de relever les manches pour en découdre avec l’injustice. Quel qu’en soit le prix. Sans doute parce qu’elle veut offrir à son enfant, à tous les enfants, un monde meilleur.

Crédits photos : Sipa

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