Emmanuel Macron a « un peu engueulé Véran » : cette scène qui a fuité

Emmanuel Macron s’apprête à mettre à disposition en France le traitement de la Covid-19 par anticorps monoclonaux. À ce sujet, le président de la République s’en est pris au ministre de la Santé Olivier Véran, a révélé Le Figaro ce mercredi 24 février.

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  2. Olivier Véran

Dans ce contexte d’épidémie de Covid-19, l’exécutif est sous tension. Ainsi, Emmanuel Macron n’hésite pas à recadrer les membres du gouvernement en première ligne face à la crise sanitaire, lorsqu’il l’estime nécessaire. Alors que dix départements sont concernés par un net rebond épidémique ces derniers jours, le chef de l’État mise sur la vaccination pour espérer voir la lumière au bout du tunnel. Mais pas que. Selon les informations du Figaro, l’Élysée envisage d’investir dans les anticorps monoclonaux – ce traitement dont avait bénéficié Donald Trump en octobre dernier lorsqu’il avait contracté le coronavirus – et souhaite acquérir plusieurs millions d’euros de médicaments.

Seulement voilà, toujours d’après nos confrères, le président de la République a pris connaissance de cette classe de médicaments il y a seulement quelques mois, grâce à une étude scientifique. Après cette découverte inattendue, le pensionnaire de l’Élysée s’est adressé à Olivier Véran, légèrement remonté. Interrogé par le quotidien, un témoin de cette scène raconte qu’Emmanuel Macron “a un peu engueulé Olivier Véran, en lui disant que ce n’était pas normal qu’il apprenne cela dans une revue plutôt que par son propre ministre de la Santé”.

Les anticorps monoclonaux, késaco ?

Apparus au début des années 1980, les anticorps monoclonaux “sont les armes naturelles qui sont produits par l’organisme”, a expliqué le professeur Bruno Megarbane, chef du service de réanimation à l’hôpital Lariboisière, à Paris, sur RTL ce jeudi 25 février. Ces anticorps sont notamment produits “par des cellules de l’immunité et vont avoir pour rôle de neutraliser le virus pour le ‘paralyser’ et pour l’empêcher d’infecter les cellules, donc de se multiplier et de provoquer la maladie”, a précisé le médecin. Le dimanche 24 janvier, le ministre allemand de la Santé Jens Spahn annonçait que le pays deviendrait le premier de l’Union européenne à utiliser ce traitement expérimental. “Le gouvernement a acheté 200 000 doses pour 400 millions d’euros”, assurait-il dans les colonnes du journal Bild am Sonntag.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Eliot Blondet / Pool / Bestimage

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