Emmanuel Macron en deuil : ce « meilleur ami » qu’il a perdu avant son arrivée à l’Elysée

Quelques mois avant d’accéder au palais de l’Élysée, en 2016, Emmanuel Macron a connu la douleur du deuil lorsque son mécène devenu ami mourait, comme le révèle Le Point ce jeudi 20 août.

Il y a des blessures qui peinent à guérir. Le 6 novembre 2016, comme le raconte le magazine Le Point ce jeudi 20 août, Emmanuel Macron apprenait la mort de Henry Hermand, un mentor et “mécène” qu’il présentait comme son “meilleur ami.” À 92 ans, cet homme d’affaires et de médias, pionnier de la grande distribution en France et figure de la gauche non marxiste a rendu son dernier souffle après “plusieurs interventions chirurgicales”, comme l’expliquait vaguement le maire de Senlis, Pasacal Loiseleur, à l’AFP au moment de ce décès. Quatre jours après l’annonce, le chef de l’État se rendait aux obsèques de son ami au côté de son épouse à l’église Saint-Sulpice de Paris. Une disparition doublement douloureuse pour le président de la République, survenant quatre mois après celle de Michel Rocard, son autre mentor.

Deux épreuves pour Emmanuel Macron, alors en campagne pour l’élection présidentielle du mois de mai 2017. Et si sa victoire a pu lui permettre de soigner les blessures laissées par ces deux deuils incommensurables, son rôle de chef de l’État l’a peu à peu encouragé à cadenasser ses émotions, préférant se réfugier derrière le masque d’homme politique. “C’est un grand affectif”, raconte un intime du mari de Brigitte Macron, “mais il cherche tellement à maîtriser ses émotions qu’il réussit à les bloquer, parfois trop.” Plein d’empathie face à la souffrance d’autrui selon ce même proche, le successeur de François Hollande s’enferme rapidement et “redevient aussitôt après sans affect, comme il pense qu’un président doit se comporter.”

Un masque qui tombe à de rares occasions

Homme de poigne à la tête du pays, Emmanuel Macron laisse rarement sa nature affective prendre le dessus. Mais lorsqu’il fait face à ses admirateurs, le locataire du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré ne peut s’empêcher de faire preuve d’empathie, ravi de les croiser. Tel a notamment été le cas lorsqu’il faisait la rencontre d’une dame âgée à son domicile, lors d’une visite officielle à Toulon. Une fan de la première heure.

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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