Estelle Mouzin bientôt retrouvée ? Pourquoi la police a peu d’espoir

Dans les Ardennes, une huitième campagne de fouilles a débuté pour retrouver le corps d’Estelle Mouzin. Les enquêteurs français bénéficient de l’aide de la police belge qui ne cache pas que les chances sont minces.

Plus de dix-huit ans après la disparition d’Estelle Mouzin, les recherches se poursuivent. En mars 2020, Michel Fourniret avait reconnu les faits, mais le corps de la petite fille disparue à l’âge de 9 ans à Guermantes, en Seine-et-Marne, le 9 janvier 2003, n’avait jamais été retrouvé. C’est la juge d’instruction Sabine Khéris qui avait recueilli les aveux du célèbre tueur en série, décédé le 10 mai dernier. C’est elle aussi qui est à l’origine de la venue d’une équipe d’enquêteurs belges pour venir épauler les Français, et notamment le maître-chien Kris Cardoen et le springer anglais Devon qui font partie de la branche « restes humains » de la police belge. La collaboration doit durer au moins une semaine. La huitième campagne de fouilles a débuté ce lundi 15 novembre dans les Ardennes, à Issancourt-et-Rumel, dans le Grand-Est, à proximité de la maison où Michel Fourniret pourrait avoir séquestré, violé puis tué Estelle Mouzin. L’espoir est mince, même si Kris Cardoen est « très motivé ».

« Nos chiens n’ont jamais retrouvé d’ossements aussi vieux que ceux d’Estelle Mouzin, pour la simple et bonne raison que nous n’avons jamais été confrontés à un tel cas de figure », reconnaît ce jeudi 18 novembre dans les colonnes de Soir Mag le maître-chien. « Je pars du principe qu’on a un rôle à jouer, même si la chance de réussite est minimale », a également admis l’inspecteur principal dans le magazine belge. « On le doit aux proches des victimes qui ont droit à un deuil convenable », a-t-il toutefois ajouté. Pour réussir leur mission, les équipes cynophiles sont souvent aidées par des drones ou un géoradar, de quoi mettre davantage de chances de leur côté. Deux duos belges ont donc été envoyés.

« Des dizaines de fouilles n’ont pas permis de retrouver le cadavre »

L’odorat des chiens est 10 000 fois supérieur à celui des humains. Ainsi, la police belge dispose de 125 chiens à son service. « À l’entraînement, nos chiens ont eu des résultats positifs pour des ossements restés dans la nature pendant quatre ans », indique auprès de Soir Mag le directeur de l’appui canin de la police fédérale Rony Vandaele. Seulement, Estelle Mouzin a disparu depuis près de vingt ans… L’équipe franco-belge aura pour mission de ratisser une section de hêtres et de chênes qui n’avait jamais fait l’objet d’investigation depuis sa disparition. « Dans certains dossiers, des dizaines de fouilles n’ont pas permis de retrouver le cadavre », observe Kris Cardoen qui semble avoir peu d’espoir de retrouver le corps de la Française malgré la collaboration de deux chiens renifleurs belges.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : HADJ/SIPA

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