Exclu Gala – Affaire Valérie Bacot : la mère « complice » afin « de garder son homme »

Avant de devenir son mari et le père de ses enfants, cet homme a été le beau-père de Valérie Bacot. Il est entré dans sa vie comme le compagnon de sa mère. Mais l’histoire a pris une autre tournure quand il a abusé d’elle. Janine Bonaggiunta, l’avocate de Valérie Bacot, revient sur le rôle cette mère qui a préféré se murer dans le silence.

« La mère de Valérie est une complice. » Voici les mots de Janine Bonaggiunta, l’avocate de Valérie Bacot et auteure du livre Journal d’assises, prononcés lors de notre entretien téléphonique. Comment une mère peut laisser sa fille entre les mains d’un homme violent et abusif ? Dans le cas de Valérie Bacot, comment son beau-père est devenu son mari et le père de ses enfants ? Des questions auxquelles Janine Bonaggiunta a répondu.

Dès l’âge de 12 ans, Valérie Bacot s’est retrouvé entre les griffes de cet homme, à l’origine son beau-père. Mais cette enfant innocente qu’elle était ne pourra pas compter sur l’aide de sa mère qui a préféré « fermer les yeux, et ne rien dire, alors que pour moi, elle savait tout. » Pourquoi se taire ? « Peut-être que c’était un moyen de garder son homme. » De toute façon, « tant qu’elle n’est pas enceinte, ça lui est égal ce qu’ils font » selon les propos de la mère rapportés par l’avocate de Valérie Bacot. Mais même quand elle tombe enceinte à 17 ans, sa mère la laisse partir avec lui, ce beau-père violent, alcoolique et abusif. Mariés pendant 18 ans, ils ont quatre enfants ensemble.

Valérie Bacot : le témoignage de sa mère à son procès

Après des années de souffrance, Valérie Bacot tue son bourreau. La mère de quatre enfants violée, battue, prostituée pendant des décennies doit répondre de son acte devant la justice. Elle encourt la perpétuité. Sa mère est donc convoquée pour venir témoigner devant la Cour d’assises. Malgré les preuves et les autres témoignages bouleversants, « à l’écouter, on pourrait penser que c’est sa fille qui a provoqué son malheur. » Pour Janine Bonaggiunta, la mère « était jalouse de sa fille. » Pendant le procès, « elle n’a pas été tendre avec sa fille, comme depuis toujours en fait. »

Pourtant, « Valérie a attendu un regard de sa mère. » Son avocate confie qu’elle « espérait un signe de sa part » jusqu’au dernier jour du procès. Cette petite fille devenue femme dans la tyrannie avait « l’espoir d’avoir un regard ou un pardon qui aurait pu la consoler de tout ce qu’elle a vécu. » Les cinq jours de procès se sont écoulés. Valérie Bacot est libre. Mais « le pardon n’est jamais venu. » Alors après 28 ans de souffrance, « elle a tiré un trait sur eux. » Aujourd’hui, seuls ses enfants comptent. Ils sont sa famille.

Crédits photos : SCREENSHOTS

Autour de

Source: Lire L’Article Complet