Georges Tron, accusé de viols et agressions sexuelles : la justice a rendu son verdict

Après dix ans de feuilleton judiciaire, l’ancien secrétaire d’Etat Georges Tron a finalement été condamné par la cour d’assises de Paris pour “viols” et “agressions sexuelles en réunion” mercredi 17 février 2021 à cinq ans de prison : trois ans fermes et deux avec sursis.

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C’était l’un des rendez-vous judiciaires les plus attendus de ce début d’année. Mercredi 17 février 2021, à la cour d’assises d’appel de Paris, le maire de Draveil en Essonne, Georges Tron, a finalement été déclaré coupable de viols et agressions sexuelles en réunion sur une des deux anciennes employées de la municipalité, Virginie Ettel. Une décision que l’ancien secrétaire d’Etat redoutait, deux ans après avoir été acquitté pour les mêmes faits, datant de mai 2011. Georges Tron, qui n’a cessé de nier les faits, a écopé d’une peine d’emprisonnement de cinq ans : trois ans ferme et deux ans avec sursis. Brigitte Gruel, ex-adjointe à la culture de la ville, a quant à elle été déclarée coupable de complicité de viols et d’agressions sexuelles en réunion, et condamnée à deux ans de prison avec sursis. Tous deux sont désormais inscrits au fichier des délinquants sexuels.

Retour sur un récit glaçant

Comme le décrit Le Monde, le procès de George Tron a cependant déçu l’une des plaignantes. En effet, la cour a acquitté les accusés des accusations prononcées par la deuxième plaignante, Eva Loubrieu. Selon le journal, l’ancienne employée de Draveil aurait quitté précipitamment la salle d’audience en larmes. Mais que s’est-il réellement passé lors des fameuses séances de massage de George Tron ? Dévoilée quelques jours après le tremblement de terre de l’affaire Dominique Strauss-Kahn en mai 2011, l’affaire a évidemment fait écho à de nombreuses autres affaires d’agressions sexuelles. Un détail de calendrier qui a d’ailleurs servi de défense à l’avocat de l’accusé : “Georges Tron a le droit de ne pas être le symbole d’un autre procès que le sien”, a-t-il déclaré.

Pendant un mois, la cour d’assises d’appel a épluché les témoignages évoquant des massages de pieds, descriptions crues de scènes sexuelles à trois, attouchements génitaux forcés… tout ce qui a pu être reproché à Georges Tron, réflexologue à ses heures perdues, avant sa démission du gouvernement Fillon en mai 2011. Au fil du temps, mon libre arbitre disparaît, et la seule chose dont je me souviens, c’est cette sensation d’être leur objet sexuel”, a plaidé Eva Loubrieu. Si la cour avait estimé que ces rapports n’avaient pas eu lieu sous la contrainte il y a deux ans, elle est finalement revenue sur sa décision. Georges Tron sera finalement condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, six ans d’inéligibilité et une inscription au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.

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