Harry et William : cette 1ere trahison méconnue et jamais digérée, bien avant l’arrivée de Meghan

Ce 15 septembre, le prince Harry fête ses 37 ans. En homme libre, ou presque. Ses rapports n’ont jamais été aussi compliqués avec la famille royale, bien loin d’une franche émancipation. Les détracteurs de Meghan Markle la qualifient de “Yoko Ono des Windsor”. Mais entre les fils de Charles et Diana, un incident a creusé leur antagonisme, dès 2005…

“Tu seras roi, moi je ferai ce que je veux”. L’anecdote est connue des fans de la famille royale d’Angleterre : ce sont les mots que le prince Harry, plus vieux que sa mère Diana au moment de sa disparition à partir de ce 15 septembre, aurait balancés à William à l’arrière d’une voiture quittant le palais de Kensington, à l’issue d’une chamaillerie, alors qu’ils étaient respectivement âgés de 4 et 6 ans. La prophétie enfantine s’est réalisée avec le Megxit. Le fils cadet de Charles et Diana vit désormais à Santa Barbara avec Meghan Markle et leurs deux enfants, Archie et Lilibeth Diana dont le baptême prend des allures d’affaire diplomatique. Riche, sûrement, au vu des juteux deals négociés par les Sussex depuis leur exil californien. Heureux, c’est moins sûr ; à ses risques et périls, en tous cas. En résumé : Harry force à des retrouvailles avec Elizabeth II, non sans parano; Charles hésite à lui pardonner; William, lui, ne veut plus entendre parler de son frère. Comble de l’ironie, c’est pourtant le duc de Cambridge qui a précipité le départ des Sussex, en demandant à ce qu’ils n’oeuvrent plus avec son couple au sein de la Royal Foundation. Inutile de revenir sur l’implosion des “Fab Four”, en 2019. D’autant plus que la brouille entre William et Harry remonterait à un épisode plus ancien, bien antérieur à l’arrivée de la désormais très controversée Meghan Markle chez les Windsor.

Pour les Sussex, balançant les bombes comme des confettis, le racisme est rampant au sein de l’institution monarchique. C’était l’une des raisons de leur départ, ont-ils assuré chez Oprah Winfrey, en mars 2021. Le retour de flamme pour Harry n’a pas tardé : les éditorialistes anglais n’ont pas manqué de rappeler qu’il eut le très mauvais goût de parader en uniforme nazi, au cours d’une soirée très alcoolisée, en 2005. A l’époque, les tabloïds se déchaînent contre “Dirty Harry”, contraint de présenter des excuses publiques. Dans son livre Battle of brothers, tout juste sorti en France sous le titre Guerre royale, mensonges et trahisons (Ed Albin Michel), l’historien Robert Lacey détaille toutefois les circonstances méconnues de ce terrible faux-pas. Notamment le rôle très ambigu dans l’affaire de… William !

>> retrouver ici les plus belles photos de William et Harry avec leur mère Diana

“Harry était dégoûté que son frère s’en sorte si facilement”

Selon Lacey, Harry aurait “choisi son costume avec son frère aîné, le futur roi William V, alors âgé de 22 ans et hilare du déguisement de celui qu’il était censé chaperonner”, alors qu’ils s’apprêtaient à se rendre à une soirée. Quand les photos s’étalent dans la presse anglaise, le cadet découvrira l’inconvénient – litote – qu’il y a être “une roue de secours” chez les Windsor. Haro sur Harry. Silence de William. Ressentiment du petit frère. Le grand, un jour roi d’Angleterre, a déjà compris qu’il ne peut être mêlé à pareil scandale.“Le rôle de l’aîné est d’incarner la perfection aux yeux du grand public, peu importe qu’il soit réellement parfait ou non, et c’est la partition du cadet que de divertir ou de scandaliser, en tous cas de susciter l’approbation ou la désapprobation de nous autres de la classe populaire”, commente Robert Lacey.

L’historien affirme que William n’ignorait pas le thème de la soirée : “Colons et Indigènes.” Prudent, il aurait choisi de se déguiser en lion, mais n’aurait rien fait pour dissuader son cadet de porter du kaki, “couleur flatteuse” à ses yeux. Ni l’un ni l’autre n’aurait éprouvé de malaise à la manipulation d’un brassard brodé d’une croix gammée. Insouciance et manque de sensibilité typiques des étudiants de la haute-société anglaise, selon Lacey. Sauf que William échappera aux rouleaux compresseurs des tabloïds. L’auteur de Guerre royale, mensonges et trahisons affirme que l’épisode nourrira déjà chez Harry “un sentiment d’aliénation”. “Pour la première fois, leur relation en a pâti, ils ont rompu la communication pendant un moment, Harry était dégoûté que son frère s’en sorte si facilement”, poursuit-il. CQFD pour mieux comprendre le Megxit?

Crédits photos : GOFF INF / BESTIMAGE

Autour de

Source: Lire L’Article Complet