INTERVIEW – Olga éliminée de Koh-Lanta 2022 : « Arriver jusque-là, c’est un exploit »

Les aventuriers de Koh-Lanta, le totem maudit arrivent bientôt au terme de leurs 40 jours d’aventure. Mais Olga, éliminée au conseil dans l’épisode diffusé ce mardi 7 juin sur TF1, n’aura pas l’occasion de faire ses preuves sur les fameux poteaux du jeu. L’aventurière de 35 ans a passé son aventure en revue auprès de Gala.fr.

Elle était la principale cible de la tribu réunifiée depuis plusieurs semaines… Olga, danseuse et soliste au Moulin Rouge, a fini par se faire éliminer au dernier conseil de Koh-Lanta, dans l’épisode de ce mardi 7 juin. Originaire du Kazakhstan, la jeune femme de 35 ans avait pourtant tout de la parfaite aventurière : agile et forte en équilibre grâce à sa formation d’acrobate, à l’aise dans la nature hostile grâce à son numéro de cabaret avec des serpents et toujours de bonne humeur sur le camp. Mais les stratégies des anciens rouges et les éliminations de ses anciens coéquipiers ont joué contre elle, malgré ses quelques victoires dans les épreuves. La professeur de danse, qui a déjà collaboré avec l’actrice Sabrina Ouazani, a dressé le bilan de ses 37 jours d’aventure pour Gala.fr.

Gala.fr : Vous avez tenu plus de 37 jours dans l’aventure. Qu’est-ce qui vous a motivé à participer à un tel programme ?

Olga : La première fois que j’ai vu Koh-Lanta, c’était à mes débuts en France. Je trouvais cette émission phénoménale, incroyable ! Je suis tombée amoureuse de cette émission parce que je suis une aventurière dans l’âme, que j’ai soif d’inconnu et de compétition. Ça reprenait toutes les qualités que j’ai en moi et je me suis dit que c’était fait sur-mesure. Et après trois tentatives d’inscription, ça s’est enfin concrétisé.

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Gala.fr : J’ai lu que vous avez même appris le français grâce à Koh-Lanta… c’est vrai ?

Olga : C’est vrai ! Je ne parlais pas du tout français en arrivant et je me suis dit que pour comprendre leurs stratégies, il fallait traduire. Donc mes premières tentatives avec le français, c’était pour essayer de comprendre ce qu’il se passait dans le jeu.

Gala.fr : Gymnaste dès le plus jeune âge, soliste de French cancan, professeure de danse… vous avez un parcours impressionnant ! Éprouvez-vous le besoin de vous mettre constamment au défi ?

Olga : Votre question résume tout ! Oui exactement ! Dans ma vie, je me suis toujours donné des challenges et j’ai toujours tout fait pour les atteindre. Koh-Lanta représentait un des défis que je voulais vraiment atteindre. Le fait d’avoir réussi à au moins passer le casting, c’est déjà une incroyable victoire ! Il y a quand même 25 000 personnes qui s’inscrivent chaque année, donc je me dis que c’est une chance d’avoir été choisie.

Gala.fr : L’agilité et l’équilibre ont été sans conteste vos atouts pour l’aventure. Comment vous êtes-vous préparée avant d’intégrer le jeu ?

Olga : Je ne me suis pas du tout préparée. Je ne voulais surtout pas revoir des épisodes pour comprendre comment ça fonctionne. Je voulais me surprendre, me tester pour voir ce que j’étais capable de faire. Après au niveau physique, en étant danseuse et acrobate au Moulin Rouge, j’étais déjà préparée.

« Le départ de Colin, ça a juste été un drame »

Gala.fr : Vous avez commencé chez les Bleus, où les victoires se sont multipliées. Vous êtes ensuite devenue jaune et avez commencé à être la cible des anciens violets, puis des anciens rouges dans la tribu réunifiée. Avez-vous l’impression d’avoir été une miraculée ?

Olga : Oui je me sens complètement comme une miraculée. Le départ d’Alexandra m’avait mis la puce à l’oreille. J’avais compris que les ex-bleus étaient sur la sellette. Le départ de Colin, ça a juste été un drame. Je me suis demandé comment une telle trahison avait été possible de la part des ex-rouges. C’est le moment où j’ai décidé de ne faire confiance à personne et où j’ai compris que la prochaine ce serait moi. À chaque fois je me suis sentie en danger et à chaque fois j’ai vu mes amis partir. À la fin, l’instinct de survie animal a pris le dessus et ça m’a transformé en compétitrice.

Gala.fr : Vous en voulez aux anciens jaunes et aux anciens rouges de s’être acharnés sur vous et vos anciens coéquipiers bleus ?

Olga : Oui je leur en veux, mais d’un autre côté, non, parce que c’est le jeu. Koh-Lanta c’est de la stratégie et de la compétition. Ils avaient pour eux la stratégie et nous, on n’avait que nos capacités physiques pour se battre. Colin et Anne-Sophie avaient énormément de potentiel physique. On aurait pu se sauver la peau en gagnant les immunités. Mais en termes de stratégies, les anciens violets puis les anciens rouges ont été beaucoup plus forts.

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Gala.fr : Vous avez fait une chute impressionnante après votre dernière épreuve d’immunité… que s’est-il passé ?

Olga : C’est ridicule… En fait, l’épreuve avec les galets a été très difficile. Il fallait vraiment garder notre sang-froid. Avec la fatigue, le soleil… j’étais sur les nerfs. Et au moment où j’ai réussi à me concentrer et à enfin réussir l’épreuve, j’étais tellement contente que mon cerveau a pété un plomb et une vague de bonheur m’a envahie. Je n’ai plus contrôlé mon corps et je suis tombée sur ma cheville. Je me suis dit « ça y est, mon aventure se termine maintenant ». On a fait des analyses, des scanners et enfin le lendemain, on m’a annoncé que je pouvais retourner sur la plage. Donc j’étais très heureuse de revenir, cheville ou pas cheville, j’étais prête à me surpasser.

« Quand j’ai vu mon nom sortir, j’étais triste mais pas étonnée »

Gala.fr : Ça a un peu été les montagnes russes ! Vous pensez quitter l’aventure pour raison médicale, vous revenez dans le jeu pour finalement vous faire éliminer quelques heures plus tard. Comment vit-on un tel ascenseur émotionnel ?

Olga : C’est exactement comme ça que je l’ai vécu, un ascenseur émotionnel ! Je n’avais pas dormi de la nuit parce que je me disais : « ce n’est pas possible, je ne suis pas arrivée jusque-là pour finir comme ça ». Je suis revenue sur le camp et c’était le bonheur absolu ! Mais quand je suis arrivée, j’ai ressenti une drôle d’énergie… les autres candidats étaient en fait soulagés que je revienne, parce qu’ils savaient qu’ils allaient pouvoir voter contre moi. À cause de mon pacte avec Jean-Charles et Géraldine, je ne pouvais pas voter ou faire de stratégie contre eux. Donc j’ai vite compris que je n’arriverai pas à retourner les votes. Quand j’ai vu mon nom sortir, j’étais triste mais pas étonnée.

Gala.fr : Et côté survie, comment passe-t-on des paillettes du Moulin rouge à la survie de Koh-Lanta ?

Olga : Difficilement ! C’est très difficile la survie dans Koh-Lanta, mais on va justement chercher cette difficulté. Mais j’avoue, au niveau de l’hygiène, il n’y a rien : on ne se brosse pas les dents, il n’y a pas de douche, pas de toilettes… il faut s’adapter à une vie complètement nature. Le plus dur, évidemment, c’est le sommeil, le froid et la pluie. Pour moi, c’était très difficile, j’avais l’impression de n’être jamais reposée et d’avoir tout le temps froid. Mais malgré tout, j’ai très envie de le faire à nouveau. Ça devient comme une drogue.

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Gala.fr : Combien de poids avez-vous perdu ?

Olga : J’ai perdu à peu près 10 kg.

Gala.fr : Avez-vous des regrets en particulier vis-à-vis de cette aventure ?

Olga : Non, je n’ai pas vraiment de regrets. Le seul détail qui me trotte encore, c’est au niveau de mon élimination. Est-ce que j’aurais pu changer le jeu, est-ce que j’aurais dû faire quelque chose, est-ce que j’aurais dû trahir ma parole ? Je n’ai rien fait pour changer mon destin donc c’est le seul regret que j’ai. Mais ce n’en est pas vraiment un, parce que déjà arriver jusque-là, c’est un exploit.

Crédits photos : ©A.ISSOCK/ALP/TF1

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