Jean-Luc Mélenchon obsédé par la sécurité ? Cette “safe room” évoquée par ses équipes

À trois jours du premier tour des législatives, Jean-Luc Mélenchon voit sa coalition NUPES friser l’égalité avec la majorité dans les sondages. Une pente ascendante qui ne l’empêche pas d’être hanté par la peur d’être attaqué physiquement. Ses équipes ont confié à Paris Match, que l’Insoumis est obsédé par la sécurité.

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  1. Jean-Luc Mélenchon

Lorsque l’on fait de la politique, on est exposé. Encore plus si l’on est une figure de l’opposition, que l’on est arrivé en troisième position à la présidentielle, et que l’on a de bonnes chances de sortir victorieux des législatives… Depuis qu’il a appelé les Français à « l’élire » Premier ministre, Jean-Luc Mélenchon agite les foules, capte l’attention médiatique et attise la haine de ses rivaux. Une situation qui ne l’aide pas à apaiser sa hantise d’être agressé… D’après les confidences d’Insoumis à Paris Match, publiées ce jeudi 9 juin, celui qui est à la tête de l’alliance NUPES a toujours craint pour sa sécurité, à tel point qu’il a exigé « qu’on lui crée aussi à l’avenir une « safe room » en cas d’attaque massive ».

« Les questions de sécurité le hantent, pour la France, comme pour lui-même, ont écrit nos confrères. Mélenchon vit avec la peur d’être victime d’un fou, d’un de ces fanas d’ultradroite qui lui ont envoyé des balles glissées dans une enveloppe ; les bains de foule sont toujours une épreuve, d’autant que sa demi-surdité de naissance renforce son sentiment de vulnérabilité« . Pour remédier à ses angoisses, Jean-Luc Mélenchon « s’est ainsi constitué une petite armée » : « un service d’ordre national qui compte environ 300 bénévoles et un escadron de 30 personnes (les militants les plus sûrs) dirigé par Benoît Schneckenburger, ce prof de philo ceinture noire de karaté, très engagé jusqu’à la dernière campagne. »

D’après le magazine, il n’est pas anodin que Jean-Luc Mélenchon a choisi de s’entourer de ces partisans triés sur le volet : « Ceux-là connaissent par cœur « le chef », anticipent quand il s’épuise, quand les groupies l’oppressent, qu’il faut l’exfiltrer sous peine de le voir pester contre une dame en fauteuil roulant qu’il a crue armée, hurler « bande d’incapables ! », et ordonner que sa sécurité soit illico renforcée« . Ses troupes le savent, son obsession de la sécurité va de pair avec son « goût du secret, frisant la paranoïa, cette obsession de l’éducation, de l’ordre, du contrôle« . Ce sont là les ressorts de ses trois campagnes présidentielles et de son ambition d’être nommé à Matignon.

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Jean-Luc Mélenchon inquiet pour sa sécurité et Elisabeth Borne « paniquée »

Si le prix à payer pour ces bons résultats dans les sondages est son inquiétude pour sa sécurité, Jean-Luc Mélenchon peut se réjouir de voir le camp de la majorité présidentielle trembler à l’approche du premier scrutin. Invitée sur le plateau de Télématin, sur France 2, ce mercredi 8 juin, Sandrine Rousseau a pressenti un vent de « panique » au sein du gouvernement d’Élisabeth Borne, alors que cette dernière venait d’annoncer plusieurs mesures qualifiées « d’électoralistes » : « On sent une panique dans le gouvernement. Ils proposent plein de choses comme ça, à la va-vite, pour essayer de maintenir leur majorité au Parlement. C’est bon signe pour nous. Cette panique veut dire qu’ils ne sont pas sûrs d’avoir la majorité et que nous pouvons gagner », a analysé l’écologiste.

Crédits photos : Michael Baucher / Panoramic / Bestimage

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