Jean-Paul Belmondo combatif : comment l’acteur voulait réhabiliter son père Paul

Fasciné par son père sculpteur, Jean-Paul Belmondo s’attacha durant toute son existence à lui rendre un hommage à la hauteur de son admiration. Retour sur l’un des plus beaux combats de la vie de Bébel, alors que ce dernier vient de disparaître, lundi 6 septembre 2021.

Les liens du sang sont l’or du clan Belmondo. Fruit de l’union d’un couple d’artistes, le sculpteur Paul Belmondo et la peintre Madeleine Rainaud-Richard, Jean-Paul Belmondo baignait dès sa naissance dans le milieu créatif. Son père, formé à l’école des Beaux-Arts d’Alger avant de poursuivre ses études dans celle de Paris, avait été un temps interdit de ventes et d’exposition en 1945. Le propriétaire de l’atelier de la rue Denfert-Rochereau était accusé de proximité avec le Groupe Collaboration, des intellectuels favorables au régime de Vichy. Disculpé plusieurs années après, l’homme avait été élu à l’Académie des Beaux-Arts et fait commandeur de la Légion d’honneur.

Toute sa vie, sa progéniture s’évertuera à lui faire honneur, un combat de longue haleine dont l’aboutissement est l’ouverture d’un musée dans le château de Buchillot à Boulogne-Billancourt. Lors de l’inauguration en 2010, l’As des As en avait profité pour faire la lumière sur une sombre période auprès du Figaro : “Mon père n’a pas à être ‘réhabilité’, puisqu’il n’a jamais été retenu aucune faute contre lui. Tout le monde sait bien que tous les plus grands artistes du moment sont allés en Allemagne dans un but culturel et à des fins humanitaires (…) Ils avaient l’espoir que leur voyage permettrait de faire libérer de jeunes artistes prisonniers en Allemagne. Un chercheur spécialisé dans l’histoire de l’art a rappelé très clairement que des promesses en ce sens leur avaient été faites par de hauts responsables allemands.”

Des oeuvres signées Belmondo

Le Magnifique, qui assurait que cette polémique était “un épouvantail qui ne peut faire peur à aucun moineau“, avait certifié, toujours au Figaro : “Le comité compétent a ensuite clairement établi sa non-appartenance au Groupe Collaboration. Et, tout au contraire, qu’il avait profité de ses relations d’artiste avec Arno Breker (le sculpteur officiel de Hitler, que tous les artistes français fréquentaient bien avant la guerre) pour venir en aide à de nombreuses victimes des Allemands.” Désormais, le travail de ce représentant de la sculpture classique se laisse admirer et juger par les curieux.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : MPP / Bestimage

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