Karine Lacombe : pourquoi elle pense que les mesures annoncées ne sont pas suffisantes

L’infectiologue Karine Lacombe, star des plateaux télé depuis le début de l’épidémie de Covid-19, n’est pas convaincue par les nouvelles mesures gouvernementales pour lutter contre le virus. Invitée sur le plateau de LCI le dimanche 4 avril, elle s’est montrée pessimiste.

  • Emmanuel Macron

L’infectiologue Karine Lacombe, star des plateaux télé depuis le début de l’épidémie de Covid-19 est formelle. Invitée sur le plateau de LCI dimanche 4 avril 2021 et évoquant le nouveau confinement entré en vigueur le samedi 3 avril, la cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine de Paris n’est pas convaincue par ces nouvelles mesures. “Quatre semaines, ça semble un peu court pour avoir un freinage assez important de l’épidémie. Je pense que ça va être vraiment juste”, affirme-t-elle.

Au début de l’épidémie en 2020, elle avait fait des révélations importantes dans C à vous sur France 5, notamment sur la propagation du virus dans l’air. Pour elle, en août 2020 et alors qu’au vaccin n’avait pas encore été trouvé, la pandémie durerait encore “un an et demi à deux ans”.

“D’ici 6 à 8 semaines, on pourrait y voir un peu plus clair”

Elle restait plus optimiste dans une interview accordée Elle en novembre 2020 sur ce qui attendait la population en 2021 : le virus n’allait pas disparaître, mais s’intégrer à nos vies. “Nous finirons par acquérir une immunité collective”, affirmait-elle. Elle avait ensuite critiqué la stratégie du gouvernement concernant la lutte contre ce virus sur RTL le vendredi 26 février 2021 : “On a l’impression que c’est reculer pour mieux sauter. Les chiffres vont dans le sens de l’augmentation croissante”

Dimanche 4 avril 2021 sur LCI, Karine Lacombe restait ainsi dubitative sur les nouvelles mesures gouvernementales, même si elle saluait l’option de fermeture des écoles, collèges et lycées pour trois semaines, avec une semaine de cours à distanciel pour ne pas pénaliser la scolarisation des élèves. “Ça va complètement dépendre de l’impact des mesures de freinage”, expliquait-elle. “On va voir, je pense que c’est l’espoir que tout le monde a, et c’est aussi la responsabilité individuelle de chacun d’appliquer les mesures barrières. Il faut se dire qu’on a encore quelques semaines assez difficiles, il faut tenir”.

“Si tant est que la campagne de vaccination marche vraiment, d’ici 6 à 8 semaines, on pourrait y voir un peu plus clair, a-t-elle conclu, avant d’ajouter que “6 à 8 semaines, c’est ce qu’il va nous falloir pour lever les mesures actuelles” et retrouver “une vie normale”.

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