“Koh-Lanta” : Laurent, prof d’histoire, menacé de décapitation sur les réseaux sociaux

Mardi 3 novembre 2020, un individu a été arrêté par la police. Il avait proféré des menaces de mort sur les réseaux sociaux, à l’encontre de Laurent, candidat de Koh-Lanta, les 4 Terres. Des menaces de décapitation qui résonnent tristement avec l’assassinat de Samuel Paty.

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La France n’a pas encore fait le deuil de Samuel Paty, le professeur d’histoire-géographie retrouvé décapité près du collège de Conflans-Sainte-Honorine le 16 octobre 2020. Il faut dire que sa mort intervient dans un contexte particulièrement tragique, puisqu’il s’agit d’une attaque terroriste. Et malheureusement, cet acte terrible, perpétré au beau milieu du procès des attentats de janvier 2015, a replongé le pays dans la peur. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la blague de Blanche Gardin a fait polémique. Et seulement deux semaines après le décès de Samuel Paty, les menaces semblent s’intensifier. Emmanuel Macron serait même menacé de mort sur un réseau social de terroristes… Mercredi 4 novembre 2020, l’on apprend qu’un individu mal intentionné a profité de ce climat de terreur pour s’attaquer à un candidat de Koh-Lanta.

“Tu sais ce qu’on fait aux profs ?”

Laurent, candidat de cette saison des 4 Terres, a reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux. Mais pas n’importe lesquelles… Ce professeur d’histoire-géographie a été menacé de décapitation par “un homme perturbé”, comme le révèle Le Parisien. Tout commence lundi 2 novembre, alors que Laurent s’apprête à enregistrer une vidéo pour rejoindre l’hommage national rendu à Samuel Paty dans les établissements scolaires. Il est ensuite contacté par un inconnu sur Instagram : “Le message est tout de suite menaçant : ‘Salut grosse m*****, tu ne réponds pas, tu sais ce qu’on fait aux profs ?’, rapporte l’aventurier de TF1 à nos confrères. Prêt à rétorquer, Laurent n’a pas eu le temps de faire des captures d’écran de la conversation.

Mais plus tard, il retrouve cet individu sur Facebook et leur échange tourne rapidement au vinaigre : “Je vais te décapiter, c’est un truc de prof d’histoire, a lancé l’internaute à l’enseignant, avant de s’en prendre également à sa fille. “Je n’ai jamais été menacé dans la vie de tous les jours, ni dans mon collège. Et sur les réseaux sociaux, je n’ai jamais été menacé de décapitation”, confie Laurent, encore sous le choc. Le candidat de Koh-Lanta a porté plainte au lendemain de l’altercation. Le jour-même, la police judiciaire de Versailles découvre l’adresse IP à l’origine de ces menaces. Elles auraient été envoyées par un ingénieur au chômage, âgé de 30 ans.

L’auteur des menaces arrêté et placé en garde à vue

L’homme, de nationalité française, a été interpellé par les enquêteurs mardi 3 novembre, au domicile de ses parents aux Clayes-Sous-Bois, dans les Yvelines. Placé en garde à vue, il a avoué être l’auteur des menaces et a notamment déclaré regretter la virulence de celles-ci. Ayant déjà consulté un psychologue dans le passé, l’individu affirme avoir besoin de se faire soigner. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures par le parquet de Versailles, afin de poursuivre les investigations jusqu’au jeudi 5 novembre. De son côté, Laurent “a toujours gardé la tête froide” concernant cette affaire, comme l’affirme un membre de l’émission auprès du quotidien francilien : “Il a toujours été très lucide et a pris beaucoup de distance là-dessus. L’arrestation l’a rassuré vis-à-vis de son entourage. Lui n’était pas plus perturbé que ça. C’est quelqu’un de solide”. Le candidat s’est par ailleurs vu offrir un accompagnement psychologique à lui ainsi qu’à sa famille.

Pour la productrice de Koh-Lanta, Alexia Laroche-Joubert, ces menaces n’ont pas de lien direct avec l’émission d’aventure. “J’ai vu une capture d’écran. Il y avait des menaces vis-à-vis de sa fille. A aucun moment, la personne qui a écrit ses messages ne faisait allusion à Koh-Lanta. Maintenant, Laurent est exposé du fait de l’aventure. Le point qui est important, c’est que c’est un professeur d’histoire-géographie. Evidemment, les candidats peuvent parfois recevoir des messages de haine et d’insultes. Mais pas des menaces de décapitation”, a-t-elle indiqué dans les colonnes du Parisien. En effet, l’an dernier déjà, plusieurs candidats avaient reçu des menaces de mort après le départ de Sam. La production avait d’ailleurs saisi la justice.

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