« La droite décapitée » : Jean-Pierre Raffarin inquiet à l’approche de la présidentielle

Alors que des cadors de la droite préconise une primaire, Jean-Pierre Raffarin s’y est opposé. A moins d’un an de la présidentielle, un tel mode de désignation serait “très dangereux”, a estimé l’ex-Premier ministre, dans un entretien accordé à LCI ce mardi 6 juillet.

Sondage ou primaire ? Le débat fait rage dans les rangs de la droite, bien en peine de se trouver un candidat naturel à la prochaine présidentielle. Dans les colonnes du Figaro, quatre grands élus se sont positionnés en faveur d’un “vote ouvert à tous les sympathisants de droite” : Valérie Pécresse (présidente ex-LR de l’Île-de-France), Laurent Wauquiez (président LR de l’Auvergne-Rhône-Alpes), Bruno Retailleau (président des sénateurs LR) et Hervé Morin (président Les Centristes de Normandie). Un souhait auquel n’adhère pas Jean-Pierre Raffarin. “Je garde un très, très, mauvais souvenir de cette primaire de 2017 qui a décapité la droite”, a déclaré l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac sur le plateau de LCI, ce mardi 6 juillet.

Pour Jean-Pierre Raffarin, le souvenir de la dernière primaire de la droite reste cuisant : à cette occasion, Alain Juppé avait échoué au second tour face à François Fillon, lui-même tombé en disgrâce après l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de son épouse, tandis que Nicolas Sarkozy avait à peine dépassé les 20% au premier tour. “En quelques semaines, nous avons éliminé un ancien président de la République et deux anciens Premiers ministres”, a rappelé l’ancien chef du gouvernement au micro de LCI. Opposé à cette idée de primaire, Jean-Pierre Raffarin s’est dit favorable à une désignation interne du candidat officiel. “Engager une bataille avant la guerre, c’est aller à la guerre de manière fragile, blessé, et en difficulté. Aujourd’hui, la primaire est quelque chose de très dangereux”, a-t-il estimé, tout en préconisant, le cas échéant, une primaire “la moins brutale possible, dans des délais courts”.

La direction défavorable à une primaire

Pour l’heure, Xavier Bertrand est le seul candidat de la droite à s’être engagé officiellement dans la course à l’Élysée. Conforté par sa réélection à la tête des Hauts-de-France, lors des régionales de juin dernier, l’ex-ministre du Travail pourrait potentiellement jouer des coudes avec Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, eux aussi vainqueurs dans leur région. Alors que se profile un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour, les probabilités à droite restent ouvertes… Pour l’heure, ni Xavier Bertrand, en tête des sondages à droite, ni Christian Jacob, le patron des Républicains, ne sont favorables à une primaire.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Federico Pestellini / Panoramic / Bestimage

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