« Le crayon se lève toujours ! » Jacques Chirac grand adepte de blagues grivoises

Dans les colonnes du Point, la journaliste politique Catherine Nay – qui publie un livre de souvenirs chez Robert Laffont, revient sur les blagues salaces de Jacques Chirac, et glisse une anecdote inattendue.

Jacques Chirac est, si ce n’est le premier, l’un des présidents de la Ve République les plus facétieux. Très rapidement, l’ancien chef de l’État, décédé jeudi 26 septembre dernier, est devenu une figure populaire et une icône du cool à la française. Une image qu’il doit notamment à son sens de l’humour. Dans les pages du Point en kiosque jeudi 31 octobre, Catherine Nay publie la biographie de l’ancien pensionnaire de l’Élysée.

La chroniqueuse politique revient sur ses blagues grivoises… qu’il n’hésitait pas à lâcher, quelle que soit la situation – au Conseil des ministres, à la reine d’Angleterre ou en compagnie des journalistes. L’auteure se souvient d’une anecdote que lui avait racontée le journaliste du Figaro, Paul Guilbert. Alors que l’homme politique et le titulaire de la carte de presse s’étaient rencontrés à Sciences Po, Jacques Chirac s’octroyait quelques écarts avec lui. Un jour, alors qu’ils se trouvaient à bord d’un avion, l’énarque a appelé Paul Guilbert à l’avant de l’appareil. “Alors, Paul, ça va ? Le crayon se lève toujours ?”, lui a-t-il lancé, dans un éclat de rire. Il avait aussi une fâcheuse tendance à évoquer les femmes dans des termes pour le moins… crus : “Celle-là, elle a un frelon dans la culotte !”, déclarait-il souvent.

Si certaines phrases de Jacques Chirac prêtent à sourire, beaucoup d’entre elles, machistes, ne passeraient plus à notre époque. L’amour du mari de Bernadette Chirac pour les femmes n’est plus un secret – et son caractère volage non plus. Mais son attitude envers la gent féminine s’avérait parfois déplacée. Dans les années 80, l’ex-président de la République, s’était adressé de manière très limite à Margaret Thatcher : “Qu’est-ce qu’elle veut encore la ménagère ? Mes couilles sur un plateau ?”, avait-il lancé, sans scrupule. Et ce n’est qu’un échantillon. Dans les colonnes de la revue féminine Elle, Catherine Nay raconte ce jour où, en pleine interview à la fin des années 1970, elle lui a demandé de décrire sa femme idéale :C’est la femme corrézienne, qui sert debout à table, ne s’assoit jamais et ne parle pas”. Une déclaration qui, comme le remarque la journaliste, aurait soulevé les foules aujourd’hui : Marlène Schiappa organiserait une manifestation !”, écrit-elle. Malgré ces sorties osées, Jacques Chirac restera l’un des personnages politiques les plus attachants.

Crédits photos : Abaca

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