"Le mensonge faisait partie du quotidien" : le faux neveu de Brigitte Macron jugé pour escroquerie

Depuis le 26 octobre 2021, selon les informations relayées par France Info, un prévenu de 35 ans comparait devant le tribunal correctionnel de Paris pour s’être fait passer pour le neveu de Brigitte Macron. L’individu est accusé d’usurpation d’identité, escroquerie, tentative d’escroquerie et récidive.

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La vérité éclate. Comme le rapporte France Info le 26 octobre 2021, la justice reproche à Thibault L., 35 ans, d’avoir usurpé en mars 2018 l’identité du directeur de cabinet Brigitte Macron à travers une fausse adresse mail : [email protected]çaise.fr. C’est ainsi que via cette arnaque, il a participé à des soirées VIP dans des hôtels de luxe, obtenu des places pour un Grand Prix de Formule 1 et a même décroché une carte Club 2000 chez Air France. Des privilèges luxueux lui ayant permis d’avoir accès à des passe-droits. Mais ce n’est pas tout. Dans ses courriers électroniques, le faussaire n’a également pas hésité à se faire passer pour le neveu de la Première dame. De multiples mensonges pour lesquels l’individu comparait depuis le 26 octobre 2021 devant le tribunal correctionnel de Paris. Et d’après les informations relayées par Marianne le 27 octobre 2021, le casier du prévenu, poursuivi avec son ancienne complice, compte déjà près d’une vingtaine de condamnations pour des faits similaires. Face au tribunal, comme le rapporte le média, le prévenu a ainsi reconnu être attiré par « le statut, le prestige, les privilèges ». Il a en revanche réfuté avoir agi « pour l’argent » ou « pour faire du tort ».

Il plaide la « mythomanie »

Pour sa défense, comme l’a indiqué 20 Minutes le 27 octobre 2010, le prévenu a plaidé la « mythomanie ». « Pendant mon enfance, le mensonge faisait partie du quotidien. J’ai fugué à 17 ans et j’ai commencé à m’inventer un scénario de vie pour créer une sorte de distorsion par rapport à ma vie d’avant », a-t-il ainsi précisé devant la cour. Quant à sa complice, cette dernière a déclaré : « Je me suis toujours présentée sous ma véritable identité. Jamais je n’ai pensé que c’était une usurpation d’identité [… ]Pour moi, c’était comme si quelqu’un se présentait en boîte de nuit en prétendant être le neveu de Brigitte Macron. Ce n’était pas grave« . Et puisque les faits ont été reconnus par l’homme, le tribunal a tenté d’en connaître le profil. « Je me demande si à force de passer devant les tribunaux si ma parole est crédible », a indiqué Thibault L. à la barre. Mais pour Me Léa Fiorentino, l’avocate de sa complice, ce procès relève « d’une affaire de jeunes gens immatures et irresponsables et non d’un dossier à caractère politique et diplomatique ». Le verdict tranchera.

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