Madame Claude : les confidences de l’une de ses anciennes prostituées

Depuis vendredi 2 avril 2021, Netflix diffuse Madame Claude, un biopic sur cette femme surnommée la “maquerelle de la République“. Patricia Herszman, l’une des “filles” ayant travaillé pour Madame Claude, a témoigné à la télévision, sur CNews.

  • Jean-Marc Morandini

Un nouveau succès pour Netflix. La célèbre plateforme de streaming propose à ses utilisateurs depuis vendredi 2 avril 2021 de découvrir Madame Claude, un biopic sur l’histoire de Fernande Grudet, plus connue sous le nom de Madame Claude et surnommée la “maquerelle de la République. Celle qui est interprétée par Karole Rocher est encore considérée à ce jour comme la plus grande maquerelle de France. Une femme à la tête du plus grand réseau de prostituées de luxe de Paris dans les années 1960-1970. Jeudi 22 avril, l’une des anciennes “filles” de Madame Claude a accepté de témoigner à la télévision. C’est dans l’émission de Jean-Marc Morandini, Morandini Live, diffusée sur Cnews, que Patricia Herszman, recrutée par Madame Claude à l’âge de 18 ans, s’est souvenue de cette période qu’elle “ne regrette pas”. “Pour moi, ça s’est très bien passé”, assure-t-elle.

Ce qui a attiré la jeune femme de l’époque ? “Le train de vie” offert aux “filles” de Madame Claude et les nombreuses rencontres que ses activités impliquaient. En effet, c’est Madame Claude qui fournissait des jeunes filles, mais aussi des garçons, aux plus influents hommes d’affaires ou chefs d’Etat de la Ve République. “Avec Claude, on avait notre libre-arbitre. Elle nous demandait ce qui était ok pour nous et ce qui ne l’était pas”, assure-t-elle, affirmant que sa patronne avait toujours été “réglo” avec ses collègues et elle. “C’était très bien payé. Il était très rare qu’un client ne paye que le prix de base. Il y avait toujours un pourboire. Elle ne prenait jamais rien sur les pourboires ou sur les cadeaux”.

“Je lui dis ‘Merci'”

Patricia Herszman se sent encore reconnaissante vis-à-vis de cette femme à laquelle elle n’a jamais pu dire “adieu” avant sa mort en 2015, à son plus grand désespoir. “Je n’ai qu’un seul regret : avoir coupé les liens par négligence avec Mme Claude après coup. Les dernières années de sa vie, elle les a passées seule, un peu délaissée. Jusqu’à la fin de mes jours, je regretterai de ne pas l’avoir revue. Je lui dis ‘Merci'”, dit-elle face à Jean-Marc Morandini.

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