Mort de Lucette Michaux-Chevry : qui était cette ancienne ministre si proche de Jacques Chirac ?

Décédée ce jeudi 9 septembre à l’âge de 92 ans, Lucette Michaux-Chevry a entretenu une carrière remarquable lors des précédentes décennies. Retour sur le parcours de la Dame de fer des Caraïbes, alors très proche de Jacques Chirac.

Les Britanniques avaient Margaret Thatcher, la Guadeloupe Lucette Michaux-Chevry. Celle qui était surnommée la Dame de fer des Caraïbes est décédée ce jeudi 9 septembre à l’âge de 92 ans d’un cancer de la gorge. « Ce soir, à 19h48, entourée de ses proches, maman nous a quittés… J’ai mal… et notre chagrin est immense », a écrit le jour même sa fille sur Facebook. Femme politique remarquée dans son pays, cette personnalité proche de Jacques Chirac a entretenu une carrière en politique, ce qui était rare pour une femme lors des décennies précédentes.

Né en 1929 à Saint-Claude (Basse-Terre), Lucette Michaux-Chevry a suivi une formation d’avocate avant de se lancer dans l’arène politique. Sa première expérience remonte à 1959, année durant laquelle elle est devenue conseillère municipale de sa ville. Rapidement, la Guadeloupéenne a affiché sa couleur politique en soutenant notamment Valéry Giscard d’Estaing lors de sa candidature à sa propre réélection en 1981.

Une retraite politique en 2019

Au cours de sa carrière, Lucette Michaux-Chevry a tout fait. Maire à la fin des années 1980, ministre déléguée dans les années 1990… Elle est également devenue la première femme venue de l’Outre-mer à entrer dans un gouvernement en étant nommée secrétaire d’Etat chargée de la francophonie en 1986 par Jacques Chirac, dont elle est restée très proche. Elle s’est ensuite distinguée au poste de ministre déléguée auprès des Affaires étrangères, chargée de l’Action humanitaire et des droits de l’homme, de 1993 à 1995.

Au cours de ses différentes fonctions, Lucette Michaux-Chevry a eu quelques démêlés judiciaires, dont plusieurs mises en examen dans le cadre d’une affaire de corruption. En 2019, elle avait été condamnée à deux ans de prison avec sursis pour des délits environnementaux et de favoritisme en matière de transports publics. La même année, elle avait annoncé quitter la politique, tout en restant adjointe à la maire de Basse-Terre, sa propre fille, Marie-Luce Penchard. A l’époque, elle avait déclaré : « J’ai consacré près de soixante ans de ma vie au service de la Guadeloupe, mais surtout au service de chacune et chacun d’entre vous. »

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : ALAIN GUIZARD / BESTIMAGE

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