Mort de Manu Dibango : la succession du saxophoniste s’annonce houleuse, ses héritiers s’engagent dans une bataille judiciaire

Manu Dibango a tiré sa révérence le 24 mars 2020, emporté par la Covid-19. Alors que ses fans ont célébréle premier anniversaire de sa disparition, Le Parisien révèle que la succession du saxophoniste n’est toujours pas réglée. Pire même, ses héritiers se livrent à une querelle qui peut risquer de les mener devant la justice.

Ce sont les proches de Manu Dibango qui ont annoncé la terrible nouvelle le 24 mars 2020 via Facebook : le saxophoniste avait succombé au coronavirus à l’hôpital de Melun, à l’âge de 86 ans. Le célèbre musicien avait été hospitalisé après avoir été infecté par le virus respiratoire. « Chers parents, chers amis, chers fans, une voix s’élève au lointain… C’est avec un profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove“, pouvait-on lire dans le communiqué rédigé par ses proches. Son plus jeune fils, James, musicien connu sous le nom de James BKS, lui avait dédié un hommage bouleversant, se terminant ainsi : « Nous te pleurons aujourd’hui, mais nous te célébrerons demain et pour le restant de notre vie. L’homme est mortel, mais ton rugissement, lui, sera éternel». Seulement voilà, alors que rien ne laissait présager de quelconques tensions au sein de la famille, la fille aînée de Manu Dibango, Georgia, a rompu le silence et le deuil, comme nous l’apprend Le Parisien. Georgia Dibango, 52 ans, reproche à la dernière manageuse de son père, Claire Diboa, qui était la cousine du musicien, d’exploiter les œuvres « sans consulter les ayants droit ».

Aucune oeuvre ne pourra sortir sans l’autorisation de ses ayants droits

Elle a fait savoir par son avocat Jim Michel-Gabriel, qu’«aucune autorisation en concertation avec les héritiers n’a été donnée pour toutes exploitations depuis un an et pour toutes commémorations en 2020 et futures » et menace « d’intenter toute action en justice afin de faire respecter le droit moral et les droits patrimoniaux de son défunt père ». Mais cette prise de position de la part de la fille aînée du musicien suscite la polémique au sein du clan Dibango. Mise en cause, Claire Diboa « ne souhaite pas mettre de l’huile sur le feu ». « Manu a toujours vécu dans la discrétion, n’a jamais évoqué ses problèmes familiaux, et nous, la famille, souhaitons respecter cela”, a réagi sa cousine et dernière manageuse. “J’ai travaillé pour Manu pendant 24 ans. Je n’exploite rien, je fais juste en sorte qu’il ne meure pas. Il a validé tout ce qui sort depuis sa disparition», s’est-elle justifiée. Pas sûr que Manu Dibango ait apprécié cette polémique autour de son oeuvre qui était universelle.

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