Noémie Merlant (A Good Man) : pourquoi elle ne voulait pas jouer un homme trans

Se glisser dans la peau d’un homme trans, c’est le défi que Noémie Merlant s’est donné pour A Good Man. Auprès du Parisien, lundi 8 novembre 2021, elle a confié ses doutes.

Pour incarner Benjamin, un homme transgenre qui décider de porter un enfant, la cinéaste Marie-Castille Mention-Schaar a jeté son dévolu sur Noémie Merlant. La comédienne de 32 ans a longuement hésité avant d’accepter ce contre-emploi, comme elle l’a expliqué au Parisien, lundi 8 novembre. L’actrice, qui brille actuellement à l’affiche des Olympiades de Jacques Audiard où elle campe une jeune femme polyamoureuse, réussit sa métamorphose mais s’inquiète de ce « déguisement« . « Il perpétue inconsciemment l’idée que la transidentité est une farce. Or, les personnes trans ne se déguisent pas« , a-t-elle expliqué, troublée. Avant d’officialiser sa présence à la distribution, elle avait demandé à la réalisatrice d’organiser un casting avec des comédiens trans, qui obtiendront des rôles secondaires mais pas celui du héros de l’histoire.

Certains internautes décrient la présence d’une actrice dite « cisgenre », c’est-à-dire une femme née dans un corps de femme, en personnage principal de ce long-métrage, qui sortira dans les salles françaises mercredi 10 novembre. « Je comprends ce point de vue. Pour qu’il y ait des acteurs trans expérimentés, il faut donner à des personnes transgenres la chance de jouer, qui plus est dans des films qui les racontent. Comme le mouvement 50/50 se bat pour une plus grande visibilité des femmes via des quotas, je pense qu’il faut là aussi faire du forcing pour rééquilibrer les choses« , a volontiers concédé Noémie Merlant au Parisien.

A GOOD MAN de Marie-Castille Mention-Schaar, avec Noémie Merlant, SoKo, Vincent Dedienne, Alysson Paradis et Jonas Ben Ahmed.
Le 10 novembre au cinéma.#AGoodMan pic.twitter.com/g4pfEHtCg1

Une femme en homme

Pour se transformer en Benjamin, qui est en couple avec Aude interprétée par Soko, la trentenaire s’est rasé la tête, s’est laissé pousser les poils des jambes, s’est collé une barbe pendant chaque jour de tournage et a modifié sa voix comme sa démarche. Une masculinité que la comédienne du Portrait de la jeune fille en feu a voulue sans clichés, dans ce rôle qu’elle a abordé avec sincérité.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Pyramide Distribution

Autour de

Source: Lire L’Article Complet