Nuits blanches, siestes entre les séances… les députés lessivés par les débats : “on est carbos”

Dans les colonnes du Parisien, samedi 30 juillet, plusieurs députés ont fait part de leur état d’épuisement dus à leurs séances qui s’étendent toute la nuit, parfois jusqu’à 6 heures du matin.

Au Palais Bourbon, la fatigue se fait sentir auprès des 577 élus qui enchaînent les séances, de jour comme de nuit, et parfois même jusqu’à 6 heures du matin. Dans les colonnes du Parisien, samedi 30 juillet, le député Renaissance Karl Olive a parlé en son nom et en celui de ses collègues, qui devraient s’apprêter à partir en vacances en août : « On est carbos. » Néanmoins, l’homme politique et ancien maire de Poissy âgé de 53 ans tient à anticiper les critiques : « Compte tenu de l’urgence de la situation, il serait malvenu de se plaindre et c’est normal qu’on ait des sessions de nuit, cela fait partie de la fonction. »

Estimant qu’il « faut savoir accepter l’exceptionnel », Karl Olive a rappelé que c’est « ce que connaissent d’ailleurs des milliers de Français qui travaillent de nuit ». Ce n’est pas le seul à avoir cette prise de conscience puisqu’un élu du RN a affirmé, réaliste : « On ne va pas trop se plaindre, on l’a choisi ! Et puis, il y a quand même des gens qui bossent à l’usine. Mais oui, on sera plus en forme à la rentrée. » Le député LFI David Guiraud, pour sa part, avait beau s’être « préparé à ces séances », ce n’est pas pour autant qu’il avait anticipé des rythmes soutenus. « Le seul problème concerne la qualité du débat, parce qu’on devient forcément plus agressif », a-t-il ajouté. De son côté, Aymeric Caron de la Nupes avait utilisé Twitter, le 22 juillet, pour se plaindre d’avoir, à une heure du matin passé, « encore six articles à étudier sur la loi sur le pouvoir d’achat ». « Les débats risquent de devenir compliqués. Pas sûr que la démocratie soit efficace ainsi, poussée par la fatigue », écrivait-il, critique.

Des députés qui se relaient pour les interviews télévisées

Comme le notent nos confrères, la semaine dernière, en six jours, les députés ont siégé plus de 62 heures au Palais Bourbon. Un parlementaire a lancé, avec amusement, qu’il tient le coup grâce à la cocaïne, avant de reprendre son sérieux et de révéler qu’il fait parfois une sieste dans son bureau. Même état de fatigue chez les élus de la majorité, qui sont « tous épuisés » et « se répartissent même les plateaux télé pour éviter d’ajouter de la fatigue », d’après une collaboratrice du groupe Renaissance.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : MPP / Bestimage

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