Olivier Véran inquiet au sujet de la crise sanitaire : "Il va se passer la même chose que l’été dernier"

Loin d’être serein, Olivier Véran s’est exprimé sur l’évolution de la crise sanitaire en France sur les ondes de la Radio J dimanche 11 juillet 2021. Le ministre de la Santé a aussi évoqué la vaccination obligatoire des soignants.

  • Olivier Véran

La crise sanitaire continue de bouleverser la France, qui, après avoir connu sa dernière phase de déconfinement, fait de nouveau face à l’augmentation des cas de Covid-19. Une hausse des contaminations due essentiellement au variant Delta, le plus contagieux du coronavirus. Ce qui inquiète le gouvernement, qui compte désormais sur le vaccin pour tenter de mettre fin à la pandémie. Mais alors que la France observait, pendant plusieurs semaines, une diminution des cas d’hospitalisation, il se pourrait que les Français fassent prochainement face à une quatrième vague. “Les hospitalisations ont arrêté de baisser depuis 24-48 heures”, a en effet déclaré Olivier Véran le dimanche 11 juillet 2021 sur les ondes de Radio J.

“L’épidémie est effectivement en train de repartir”, a prévenu le ministre de la Santé, avant d’ajouter : “Il va se passer la même chose que l’été dernier, c’est-à-dire que les jeunes vont contaminer les moins jeunes, et, parce que tout le monde n’est pas vacciné, vous allez avoir une augmentation de la pression sanitaire, une augmentation des cas graves et des hospitalisations“.

Olivier Véran s’exprime sur le vaccin

“Je suis médecin, et je n’arrive pas à concevoir qu’on puisse voir un vaccin comme une punition. C’est tout sauf une punition”, a confié Olivier Véran, qui avoue être favorable à la vaccination obligatoire des soignants en France. “Ce n’est pas du tout une stigmatisation ou une punition pour les soignants. C’est plutôt pour leur dire : ‘Vous devez vous protéger vous-même’, parce qu’il y a un grand nombre de soignants qui sont tombés malades pendant la première et deuxième vague”, a-t-il indiqué. “Et c’est le cœur même de notre métier de protéger les gens plus fragiles, plus malades, qui sont faibles. On doit se protéger pour les protéger. Ça fait partie des obligations morales, déontologiques, éthiques et individuelles”, a insisté Olivier Véran.

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