« On s’y est pris comme des manches » : Emmanuel Macron sévèrement jugé

De passage sur l’antenne de BFMTV ce lundi 22 mars, le docteur Catherine Hill a évoqué la gestion de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus en France. Et étrille le gouvernement.

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  1. Emmanuel Macron

Pour le docteur Catherine Hill, l’exécutif n’a pas fait preuve d’efficacité face à la crise sanitaire. L’épidémiologiste le fait ainsi savoir sur l’antenne de BFMTV, ce lundi 22 mars. “On s’y est pris comme des manches”, résume-t-elle. Pour appuyer son propos, elle évoque une recrudescence de cas de coronavirus à Pékin, survenue au mois de juin 2020. Au moment des faits, la Chine a pris ses précautions pour contrer la maladie, en optant pour une campagne massive de dépistage. De l’autre côté du continent européen, le discours se voulait rassurant. “En France, [Olivier] Véran disait : ‘tout va bien, on est à 1% de positif.’ Et on laissait le virus circuler.”

Une confiance trop audacieuse aux lourdes conséquences. “Résultat, on court derrière le virus, les réanimations sont de plus en plus encombrées et ça va encore continuer”, prédit ensuite le docteur Catherine Hill. Elle émet désormais quelques réserves face à la philosophie du “freiner sans enfermer” que le gouvernement a adoptée avec l’instauration de nouvelles restrictions sanitaires dans seize départements français. “Un virus, une infection, il faut la contrôler au début”, martèle l’épidémiologiste. Le dépistage et l’isolement immédiat des personnes touchées par le Covid-19 aurait donc été plus efficaces à ses yeux. “On n’a jamais fait ça”, se désole-t-elle.

“Ce n’est pas être confiné”

Face à la détresse étudiante, le désespoir des restaurateurs et des commerçants et de l’épuisement moral général, Emmanuel Macron ne veut pas parler de confinement. “Je crois que le mot confinement n’est pas adapté à la stratégie présentée hier”, a ainsi rectifié le chef de l’État à l’occasion d’une rencontre à l’Élysée dans le cadre de la Journée de la francophonie. Ce que l’on veut, c’est freiner le virus sans nous enfermer, ce n’est pas être confiné. C’est vivre avec (le virus), je le dis depuis un an, sans fatalité.”

S’il encourage les citoyens à “se promener dehors”, le président de la République les somme d’éviter les interactions. Un écho aux paroles du Premier ministre Jean Castex, prononcées la veille… et qui ne convainc pas grand monde. L’infectiologue Karine Lacombe recommande au pouvoir depasser à la vitesse supérieure en termes de vaccination.” Une campagne encore à la traîne notamment à la suite de l’interruption temporaire de l’utilisation du vaccin Astra Zeneca (que le chef du gouvernement a finalement reçu).

Crédits photos : Eliot Blondet / Pool / Bestimage

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