Ophélie Winter : pourquoi elle ne veut plus parler de sa mère ?

Après ce qui a été qualifié de descente aux enfers et des mois de silence, la chanteuse raconte sa propre vérité dans son autobiographie, Résilience*. Télé Star a tenté de mettre les choses au clair. Ophélie Winter est dans Bouge !, à voir lundi 14 juin sur W9 à 00 h 55.

On vous a quittée fin 2019 alors que vous sembliez au plus mal. On vous a dit à la rue, droguée. Que s’est-il réellement passé ?

OPHÉLIE WINTER : Je trouvais injuste tout ce que je prenais dans la tronche, donc j’ai préféré partir et faire le point. Au départ, je l’ai pris comme une punition. Mais cela m’a fait du bien. J’ai habité quelques mois en Autriche avant de partir à La Réunion, où je suis restée coincée pendant le premier confinement. Et où j’ai rencontré mon chéri. C’est la meilleure décision de ma vie (rires).

Au fil de votre livre, vous dressez le portrait de votre mère, une femme toxique qui a même laissé votre oncle abuser de vous…

Je n’ai plus du tout envie de m’exprimer sur elle. Pour moi, la page est tournée. On a tous des histoires de famille, je ne suis pas une exception. Quand j’ai commencé l’écriture de Résilience, je ne voulais pas en parler. Mais avec le mouvement #MeToo, je me suis finalement dit que le moment était venu.

Si l’inceste n’avait pas été médiatisé ces derniers mois, vous n’en auriez donc pas parlé ?

Si, j’attendais que mon oncle et ma grand-mère meurent. Je n’avais pas envie de cacher certains aspects. Ce n’est ni une honte, ni une faiblesse. J’en ai d’ailleurs parlé à mes proches et aux hommes qui ont partagé ma vie parce que cela m’a vraiment perturbée. C’était compliqué avec mes premiers amoureux. Maintenant, tout va bien.

Un jour, votre mère, qui gérait vos finances et contrats, vous annonce que vous êtes ruinée. Vous restez floue à ce sujet. Vous a-t-elle escroquée ?

Je n’ai pas envie d’incriminer qui que ce soit. Les lecteurs comprendront ce qu’ils veulent. Je n’ai pas l’intention d’accabler ma mère, avec qui je n’ai plus de rapport. Cela ne me rendra pas plus heureuse.

Vous révélez que le prince Albert de Monaco vous a demandée en mariage…

Je ne peux pas trop m’exprimer là-dessus. Je ne voudrais pas avoir de problèmes. Ce n’est pas le prince Albert lui-même mais le Palais qui a envoyé un rouleau de fax me faisant cette proposition – comme à plusieurs autres femmes, je pense. Albert et moi, nous nous entendions très bien. Ma mère était folle de rage parce que je ne voulais pas être princesse. Tous ces trucs protocolaires me gonflent.

Le moment le plus attendu du livre est votre descente aux enfers de 2019. Vous évoquez un cambriolage très violent. Des propos contradictoires avec ceux que vous teniez dans TPMP, où vous disiez ne pas avoir de domicile en France…

Ma guérisseuse tibétaine m’a conseillé de me débarrasser de tout ce qui est matériel afin d’atteindre la sérénité. J’ai simplement conservé un petit pied-à-terre en banlieue. Je suis une citoyenne du monde, je ne veux plus être localisée quelque part. C’est ce que je voulais expliquer mais je n’ai pas réussi à me faire comprendre. Je ne suis pas SDF.

Il y a des passages de votre vie que vous passez sous silence, comme la drogue ou Dubaï, où vous avez vécu…

La drogue, c’est anecdotique. J’ai une réputation sulfureuse à ce sujet, alors que pas du tout. J’y ai touché, comme tout le monde dans ce métier. Ceux qui pensent gérer la drogue se trompent complètement, c’est la drogue qui vous gère. Quand je l’ai compris, j’ai arrêté net. Ça flingue la vie. Quant à Dubaï, je n’y suis restée que trois semaines pour faire des DJ sets. J’ai posté une photo avec mon coach de sport au bord de la piscine et on a raconté que c’était mon mec, qu’il me frappait et que j’étais rentrée en urgence. N’importe quoi… Je n’avais même pas de mec.

*Ed. Harper Collins

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