"Parler me demande un effort" : Léa Seydoux autiste ? L'actrice fait part de ses doutes

Léa Seydoux n’est pas une actrice comme les autres. À 36 ans, l’actrice, qui a percé dans le cinéma français et international, estime avoir une forme d’autisme. Elle se confie dans Madame Le Figaro, le jeudi 8 juillet 2021.

  • Léa Seydoux

Elle est l’affiche de pas moins de quatre films de la sélection officielle du 74e Festival de Cannes, dont trois sont en compétition. Léa Seydoux est aussi présente dans le cinéma français, voire internationale, qu’elle n’est discrète. L’actrice de 36 ans n’est pas femme à se mettre en avant. La compagne d’André Meyer accorde un entretien au magazine Madame Le Figaro, publié jeudi 8 juillet 2021. Cette dernière se confie sur son caractère parfois trop réservé. “Je pense que j’ai une forme d’autisme” concède la jeune maman. “Légère, mais… parler me demande un effort, ce n’est pas naturel. Je n’aime pas raconter ma journée. Le rapport pragmatique aux choses m’ennuie“.

Léa Seydoux a réussi à prendre confiance

Léa Seydoux se veut comme détachée du monde mais accepte qu’il continue de tourner. “Les gens vous jugent, ça fait partie du lot. Je n’ai ni Instagram, ni Twitter, ni Facebook, je ne regarde pas” reconnait celle qui a connu la consécration grâce au film La Vie d’Adèle. D’ailleurs, la jolie trentenaire a réussi, depuis le tournage du long-métrage d’Abdellatif Kechiche, à mettre sa timidité de côté afin de dénoncer l’attitude présumée du réalisateur.

Les attaques qu’elle a pu recevoir après sa prise de position ont pourtant été parfois difficiles à accepter. “J’ai pu en souffrir” affirme-t-elle. Et d’ajouter : “Je n’ai pas du tout été défendue. Il y avait même énormément de gens qui me critiquaient. Alors que je décrivais des conditions de harcèlement moral… très graves. C’est sûr, si cela se passait aujourd’hui, après #MeToo les réactions n’auraient rien à voir. Mais à l’époque, parce que je m’appelais Seydoux, je n’avais pas le droit. Kechiche, de manière perverse et manipulatrice, a déplacé le débat sur le terrain social”. Une façon de revendiquer, une nouvelle fois, son propos à l’égard du cinéaste sans pour autant regretter son rôle au côté d’Adèle Exarchopoulos.

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