Patrick Bruel, acculé par deux autres masseuses

Accusé de harcèlement et exhibition sexuelle par une jeune esthéticienne corse, Patrick Bruel est confronté à deux nouveaux témoignages reçus par le parquet d’Ajaccio. Deux masseuses incriminent le chanteur dans des courriers où elles révèlent qu’il leur aurait demandé des faveurs sexuelles.

Affaire Patrick Bruel : gestes déplacés et faveurs sexuelles

La première plaignante, originaire de la Loire, raconte qu’elle était employée dans un hôtel à Cannes en 2008 lorsqu’elle a fait la rencontre de l’interprète de Place des Grands Hommes. Venant pour un soin spa, ce dernier serait resté nu, malgré la demande de la masseuse et aurait ensuite réclamé une caresse sexuelle “avec les mains, insistant sur le fait qu’il avait l’habitude de ce genre de pratique dans les hôtels marocains, selon Le Parisien. L’esthéticienne n’aurait pas cédé, malgré les intimations de Patrick Bruel, qui l’aurait menacé de la faire virer, étant plutôt proche de son patron. C’est là que la jeune femme rapporte des faits d’agressions : le chanteur aurait tenté de la prendre par la taille avant qu’elle ne le repousse. Dans sa lettre, elle confie que cet épisode choquant a porté “atteinte à sa dignité”. 

Le récit de la seconde jeune femme est similaire aux faits précédemment énoncés. Actuellement aux Iles Baléares, cette dernière a choisi de déposer plainte. Elle raconte avoir été agressée par le chanteur en 2011, alors qu’elle avait 25 ans. Employée à l’hôtel Eden Rock à Saint-Barthélémy, elle aurait été appelée dans la chambre de l’artiste pour un massage. Allongée sur le dos, la star aurait à nouveau fermement refusé de porter un linge avant d’éteindre la lumière. Il lui aurait exigé une fellation, “collant son sexe en érection” en lui maintenant les mains, rapporte Le Parisien. Bien qu’elle n’ait pas accédé à la demande déplacée du chanteur, l’ex-masseuse avoue néanmoins être retournée le lendemain dans sa chambre, craignant pour son emploi.

Patrick Bruel accablé : prescription et malentendu

L’artiste a été entendu par les gendarmes le 8 septembre, avant un concert à Châlon-en-Champagne. Patrick Bruel a“formellement contesté avoir demandé une faveur sexuelle à l’esthéticienne corse”, contestant “toute plaisanterie graveleuse” en plaidant “le malentendu”. Il a également indiqué souffrir de courbatures aux fesses, justifiant ainsi les massages demandés, “sans toutefois faire allusion à un quelconque massage sexuel”.  Il a précisé n’avoir “jamais fermé à clé la porte de sa loge et que n’importe qui pouvait y entrer, à commencer par ses fils”.

Les deux témoignages, dont les faits remontent à onze et huit ans, pourraient être couverts par la prescription. Les avocats de l’artiste ont réagi : “Nous n’avons pas eu connaissance du contenu de ces témoignages et notre client n’a pas été interrogé sur ces allégations. En tout état de cause, ce qui est évoqué ne correspond absolument pas à la réalité, ni aux principes ni au comportement de notre client. L’enquête judiciaire permettra de le démontrer”.

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