Paul (les 12 coups de midi) se confie sur son quotidien avec le syndrome d'Asperger

Lors d’une interview pour le média Brut, Paul de l’émission les 12 coups de midi, s’est confié sur son handicap. En toute émotion, le jeune homme a souhaité déconstruire trois clichés liés au syndrome d’Asperger. Le chouchou des téléspectateurs compte bien transformer l’image des personnes dans sa situation.

Paul – Les 12 coups de midi

Avec son humour, sa jeunesse et sa grande intelligence, Paul est devenu au fil des mois le candidat préféré de l’émission les 12 coups de midi, présentée par Jean-Luc Reichmann et diffusée sur TF1. Le jeune homme, grand gagnant de la coquette somme de 691.522 euros, a récemment publié un livre baptisé Ma 153e victoire, référence au nombre de participations qu’il a gagnées dans le jeu. Dans les pages de ce livre, Paul évoque sa vie amoureuse, ses souvenirs de l’émission mais aussi le syndrome d’Asperger : “Il est ma force et mon handicap, cet autisme. En parlant de cette mémoire, elle me fait beaucoup souffrir. Il y a des choses que j’aimerais oublier mais qui malheureusement restent gravées dans ma mémoire”, expliquait-il au micro de RTL le jeudi 3 septembre.

Une interview confession

Un quotidien qui parfois, peut être difficile à gérer pour Paul. D’ailleurs il a une nouvelle fois évoqué son handicap pour le média Brut lors d’une interview. “Ils sont souvent qualifiés de malades, génies ou associables. Ce sont les personnes atteintes du syndrome d’Asperger. Pour Brut, Paul El Kharrat raconte les clichés auxquels il est confronté”, peut-on lire en légende de l’entretien où l’ancien candidat des 12 coups de midi met à mal trois clichés sur le syndrome d’Asperger : “Je ne dis pas que ça ne pourrit pas le quotidien, qu’on n’a pas l’air de malade, qu’on est en colère, qu’on est énervés, mais de manière 10 fois plus forte que tout un chacun. On a l’air malade pour les autres, moi-même des fois je me dis : ‘j’ai l’esprit malade, je me sens pas bien’. Mais ce n’est pas une maladie à proprement parler, c’est ça que je veux dire”, explique Paul. “On est pris un peu pour des gens, un peu psychorigides, un peu fous, qui s’adonnent uniquement à une activité et puis le reste n’a plus d’importance pour eux (…) La majorité des gens, dont moi, on est seuls malgré nous”, confie-t-il avec beaucoup d’émotion. Une interview confession qui transformera le regard peut-être le regard sur le syndrome d’Asperger.

Ils sont souvent qualifiés de malades, génies ou associables. Ce sont les personnes atteintes du syndrome d'Asperger. Pour Brut, Paul El Kharrat raconte les clichés auxquels il est confronté. pic.twitter.com/zMeZ5bBqbz

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