Philippe Verdier : l’ex-Monsieur Météo de France Télévisions n’a pas obtenu gain de cause au tribunal

Après avoir été licencié en 2015 pour avoir critiqué son émployeur et avoir utilisé son statut au sein de l’entreprise, Philippe Verdier avait décidé d’attaquer France Télévisions. Seulement, il a été débouté.

Philippe Verdier a longtemps été le Monsieur Météo de France Télévisions. Mais en 2015, il était licencié après la publication d’un livre. La raison : juste avant la tenue de la COP 21 à Paris, il avait sorti son livre intitulé Climat investigation, dans lequel il remettait en cause les dangers du réchauffement climatique. Alors que sur la quatrième de couverture était indiqué qu’il était le chef de service météo de France Télévisions, il avait écrit dans son livre que "la variabilité cyclique du climat ne nous permet pas d’envisager si le rythme naturel va demain nous entraîner vers une baisse, une stagnation ou une hausse" des températures. Des propos qui ont été jugés comme graves pour la direction du groupe qui avait décidé de se séparer de Philippe Verdier.

A l’époque, le directeur de l’information de France Télévisions, Pascal Golomer, lui avait rappelé quelques textes en vigueur au sein de l’entreprise : "le journaliste ne saurait user de sa qualité de journaliste de France Télévisions pour concourir à la publicité ou à la promotion d’un produit". Il n’avait donc pas le droit de se dire chef du service météo dans son livre. Alors qu’il décide de retirer cette mention sur sa bio de Twitter par exemple, sur les plateaux de télévisions pour faire la promotion de son livre, il attaque frontalement son employeur.

Pourquoi Philippe Verdier avait-il été licencié ?

Devant les lourdes accusations, France Télévisions décide de le licencier pour faute simple, lui versant 41.667 euros d’indemnités prévues par la convention collective (il était en CDI depuis 2011, et touchait un salaire de 9.008 euros bruts par mois). Mais Philippe Verdier était bien décidé à ne pas se laisser faire et avait donc attquer en justice son employeur. Après plusieurs années de procès, selon les informations de Capital, il a été débouté et ne recevra pas les 246.000 euros qu’il réclamait. "M. Verdier a tenu des propos péremptoires traduisant publiquement une forme de dénigrement de l’employeur. Ces faits constituent une faute au regard du respect des principes professionnels qu’il devait respecter afin de ne pas créer de confusion sur la ligne éditoriale des journaux France Télévisions et l’indépendance des informations sur la question du climat, à fortiori au regard de ses fonctions de chef du service météo, assurant à ce titre une responsabilité éditoriale", a ainsi dicté le jugement.

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