PHOTOS – l’élection de Yaël Braun-Pivet, Éric Ciotti et le port de la cravate… ces 27 moments qui ont marqué l’histoire de l’Assemblée

L’Assemblée nationale a vu défiler en ses murs des milliers de figures politiques. Certains d’entre eux ont marqué son histoire par des punchlines mémorables, d’autres par des tenues surprenantes et d’autres encore par des attitudes peu conventionnelles. Retour en images sur ces moments dans l’hémicycle qui ont fait couler de l’encre.

Institution française en place depuis des décennies, haut lieu de la démocratie et des débats, l’Assemblée nationale n’est pas seulement le lieu où l’on débat, où l’on propose ou encore où l’on vote des lois. C’est également l’endroit où se rencontrent chaque jour des centaines de députés et de figures politiques, ce qui donne lieu à de nombreuses situations cocasses, à des clashs virulents, ou encore à des prises de paroles dont certains se souviendront longtemps… L’hémicycle, qui a pour présidente Yaël Braun-Pivet depuis le 28 juin dernier, première femme à être élue au perchoir, se veut enfin reflet de la société et de ses progrès, tout comme de ses dysfonctionnements.

Dans la catégorie punchlines, on retiendra surtout la dernière en date, signée Rachel Kéké. La députée LFI, ancienne femme de ménage, a poussé un coup de gueule le 21 juillet dernier dans le cadre du projet de loi pour le pouvoir d’achat : « J’aimerais savoir dans cet hémicycle qui a déjà touché 800 euros? Qui a déjà touché 900 euros? 1000 euros? Personne ! » Et d’ajouter : « Vous ne savez pas ce que c’est. Vous ne connaissez pas la souffrance des métiers essentiels. Quand on vous demande l’augmentation des salaires, vous parlez, vous n’avez rien à faire ici. Vous proposez des primes. »

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Marine Le Pen, Cécile Duflot… la tenue vestimentaire au centre du débat

Côté polémiques liées au tenues vestimentaires, les exemples sont légion. Éric Ciotti a récemment défrayé la chronique le 21 juillet dernier en adressant un courrier à Yaël Braun-Pivet pour lui demander de rendre obligatoire le port de la cravate à l’Assemblée, agacé par ce qu’il juge être « un relâchement vestimentaire » au sein de l’hémicycle. Le port de cet accessoire n’est pourtant plus obligatoire depuis 2017. Dans le même goût, Marine Le Pen a taclé en juin dernier les députés de la Nupes, et plus particulièrement du parti LFI, piloté par Jean-Luc Mélenchon, pour leurs tenues plus décontractées que les traditionnels costumes-cravates de ses 89 députés RN. « Nous, on n’est pas La France insoumise, on ne vient pas en tongs et en chemisette à fleurs ! » a lancé l’ancienne candidate à la présidentielle, comparant les députés de la gauche à des « zadistes ».

Impossible de parler de mode et de l’Assemblée sans évoquer également l’affaire Cécile Duflot. En 2012, la députée a porté au palais Bourbon une jolie robe à fleurs blanche et bleue qui lui a valu des commentaires grivois et très machistes de la part des députés masculins. Dix ans plus tard, le 28 juin dernier, en guise d’hommage, l’écologiste Marie-Charlotte Garin a revêtu cette même robe dans l’hémicycle. Sur une note plus légère, Najat Vallaud-Belkacem s’était faite surprendre par Emmanuelle Cosse, qui avait remarqué qu’on voyait la culotte de sa consœur en mars 2016 et qui lui avait tiré la robe pour la cacher.

Les codes stricts dans l’hémicycle

Si le règlement vestimentaire au sein de l’Assemblée s’est un peu relâché depuis le premier mandat d’Emmanuel Macron, il y a tout de même des limites. Le député LFI François Ruffin a osé porter en décembre 2017 le maillot d’un petit club de football en soutien à une proposition de loi pour taxer les gros transferts. Cela lui avait valu un rappel à l’ordre et la suppression pendant un mois de la somme de 1 378 euros, soit le quart de l’indemnité parlementaire. De même pour Jean Lassalle, qui avait été aussi rappelé à l’ordre en 2018 pour avoir porté un gilet jaune en pleine séance. Il en avait été quitte d’une retenue de de 1 500 euros sur ses indemnités parlementaires.

Pour la ponctualité en revanche, c’est tolérance zéro. Marlène Schiappa avait pu s’en apercevoir en décembre 2020, se faisant épingler par la vice-présidente de l’Assemblée pour être arrivée en retard de six minutes à la séance. « Madame la Ministre, dans ma formation, on m’a appris qu’être à l’heure, c’était déjà être en retard. Je pense que nous accepterions tous vos excuses », avait sèchement rappelé Laëtitia Saint-Paul. Irritée, celle qui était alors ministre déléguée chargée de la Citoyenneté lui avait rétorqué qu’elle avait « terminé hier soir à 2 heures du matin les discussions au Sénat » et que l’un de ses deux filles était en plus malade. « Je devais m’occuper de la garde pendant la journée pour pouvoir me rendre ici avec vous. Ce sont des choses qui arrivent. Les ministres sont des êtres humains. Je suis humblement confuse pour ces six minutes de retard », avait-elle conclu.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage et Bruno Bebert / Bestimage

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  2. Cécile Duflot


  3. Eric Ciotti


  4. Marine Le Pen

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