Procès de Ghislaine Maxwell : quelle peine de prison risque-t-elle ?

Le procès très attendu de l’héritière britannique doit démarrer ce lundi 29 novembre. Si reconnue coupable, voici quelle peine de prison risque l’ancienne petite-amie de Jeffrey Epstein.

Accusée de crimes sexuels contre des mineures, le procès de Ghislaine Maxwell s’ouvre ce lundi 29 novembre, à New York. La fille du magnat de presse, Robert Maxwell, est soupçonnée d’avoir joué le rôle de « rabatteuse » entre 1994 et 2004 afin de recruter des jeunes filles pour son ex-compagnon, l’homme d’affaires milliardaire Jeffrey Epstein.

Ces faits troublants ont été rapportés par plusieurs victimes présumées qui ont préféré garder l’anonymat. Si elle est reconnue coupable, Ghislaine Maxwell risque une peine de prison allant jusqu’à quatre-vingts années de réclusion. Une durée suffisamment longue pour supposer qu’en cas de condamnation, elle ne sera jamais remise en liberté.

Ghislaine Maxwell et sa défense nient catégoriquement toutes les charges retenues contre elle. La sexagénaire se plaint d’être utilisée comme « bouc émissaire » pour Jeffrey Epstein qui a échappé à la justice en se donnant la mort dans sa cellule de prison au mois d’août 2 019.

Quels enjeux pour le procès de Ghislaine Maxwell ?

Le procès de la Britannique est très attendu depuis plusieurs mois, notamment en raison du suicide présumé de Jeffrey Epstein. D’après Ghislaine Maxwell et son entourage, elle paie le prix de la mort du prédateur sexuel. Nombreux sont ceux qui estiment que c’est désormais à elle de réparer les torts qu’il a causés à ses innocentes victimes. Pour rappel, lorsque ce dernier avait été condamné à de la prison ferme en 2008, sa confidente n’avait pas été inquiétée par la justice.

Emprisonnée depuis l’été 2020 après plusieurs mois de cavale, Ghislaine Maxwell a récemment dénoncé ses conditions d’incarcération, les qualifiant « d’inhumaines ». « Elle continue d’être traitée de manière répréhensible et totalement inappropriée pour une femme de près de 60 ans sans casier judiciaire ni historique de violence, écrivait d’ailleurs son avocat, Bobbi C. Sternheim, au juge en charge de l’affaire. Elle a été assujettie à des abus émotionnels et physiques aux mains des gardiens de prison ». Son avocat a également précisé que son incarcération sous haute surveillance ressemblait à celle d’Hannibal Lecter dans le film « Le Silence des Agneaux ». La semaine dernière, la famille de Ghislaine Maxwell a saisi l’ONU pour dénoncer ses conditions de détention et un procès qu’ils estiment abusif.

Crédits photos : Getty Images

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