Procès de Jonathann Daval : la thèse d’un viol post-mortem sur Alexia évoquée

Lundi 16 novembre 2020 s’ouvrait le procès de Jonathann Daval, accusé du meurtre de son épouse Alexia. Dès ce premier jour d’audiences, les avocats des parties-civiles ont avancé une nouvelle hypothèse : la jeune femme aurait subit un viol dans les heures qui ont suivi sa mort.

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C’est le procès le plus attendu de l’année. Plus de trois ans après la mort d’Alexia Daval – et alors qu’il devait être reporté en mars 2021 à cause de l’épidémie de Covid-19 – le procès de Jonathann Daval s’est finalement ouvert lundi 16 novembre 2020 devant la cour d’assises de Haute-Saône, à Vesoul. L’informaticien de 36 ans est accusé de “meurtre sur conjoint” sur son épouse Alexia, dans la nuit du 27 au 28 octobre 2017. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Pour rappel, le corps sans vie de la jeune femme avait été retrouvé partiellement calciné deux jours plus tard, dans un bois près de la maison du couple. Après s’être fait passé pour un mari éploré pendant plus de trois mois, et avoir accusé son beau-frère du crime, Jonathann Daval avouait avoir étranglé Alexia à leur domicile, pendant près de quatre minutes, avant de lui mettre ses vêtements de sport pour faire croire à une disparition lors de son jogging matinal.

Des traces de sperme de Jonathann et des lésions anales sur le corps d’Alexia

A l’issue de ce premier jour d’audiences, Jonathann Daval pourrait faire l’objet de nouvelles accusations. Comme le rapporte L’Est Républicain, les avocats des parties-civiles ont soulevé une nouvelle hypothèse : celle d’un viol post-mortem. Le directeur d’enquête Franck Paredes raconte que le couple battait de l’aile : “Elle lui reprochait notamment ses problèmes d’érection, et le fait de ne pas avoir des rapports sexuels aboutis. Elle lui demandait aussi de prendre plus d’assurance, plus de responsabilités dans sa vie”. Me Caty Richard, avocate de quatre parties-civiles, évoque ainsi l’hypothèse d’une agression sexuelle ante ou post-mortem. L’autopsie aurait révélé des lésions anales sur la jeune femme. De plus, rappelons que des traces de sperme correspondant à l’ADN de Jonathann Daval avaient été retrouvés sur le short d’Alexia.

“On ne peut pas laisser dire n’importe quoi ! Il y a eu trois ans d’instruction, jamais personne n’a demandé des investigations poussées sur un viol ante ou post-mortem, jamais il n’y a eu mise en examen pour ce motif ! […] C’est tout nouveau on peut tout oser !”, a explosé Me Randall Schwerdorffer, avocat de la défense, avant d’interroger l’enquêteur à ce sujet. Franck Paredes indique ne pas avoir découvert “de signes évidents de violences sexuelles”. Il affirme par ailleurs que la dernière relation du couple remonterait au mercredi précédant le décès d’Alexia Daval. C’était sans compter les arguments des parties-civiles. “On a découvert du sperme dans son vagin, sur sa culotte, on en a découvert sur son short, du sperme de Jonathann. Quelles conclusions en tirez-vous ?”, lance Me Gilles-Jean Portejoie. Franck Paredes se rend donc à l’évidence : “Ça laisse penser qu’il y a eu un rapport sexuel”, reconnaît-il. Et l’avocat de conclure : “Je vais vous dire ce que je pense. Il y a eu une relation sexuelle après la mort d’Alexia. La thèse d’un viol post-mortem sera très certainement étudiée plus tard, lorsque les experts en ADN seront appelés à la barre.

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