Procès des attentats du 13 novembre 2015: qui est Olivia Ronen, l'avocate de Salah Abdeslam?

Le procès s’ouvre aujourd’hui devant la cour d’assises spéciale de Paris et doit durer jusqu’en mai prochain. Le principal accusé, Salah Abdeslam, est défendu par une jeune avocate.

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Six ans après les attentats du 13 novembre 2015 qui ont coûté la vie à 130 personnes et fait plus de 350 blessés à Paris et Saint-Denis, c’est désormais le temps de la justice. Sous sécurité maximale, la cour d’assises spéciale de Paris va juger 20 accusés, dont Salah Abdeslam, suspecté d’être le seul survivant des commandos terroristes qui semé la terreur le 13 novembre. 1800 parties civiles, des centaines de témoins, 14 accusés, 330 d’avocats.., ce procès est assurément hors norme. Parmi les avocats de la défense, figure une jeune femme de 31 ans. Olivia Ronen aura pour lourde tâche de défendre Salah Abdeslam. D’abord défendu par un ténor du barreau de Lille, l’accusé a finalement changé d’avocat. C’est lui qui a sollicité Olivia Ronen, après l’avoir vue à la télévision parler de la défense des djihadistes. Elle est officiellement son avocate depuis novembre dernier. Depuis lors, la jeune femme se rend une fois par semaine à la prison de Fleury-Mérogis pour discuter avec son client et mettre au point la stratégie de défense.

Très discrète, elle refuse toute interview

Fille d’un chef d’entreprise et d’une fonctionnaire qui s’est arrêtée de travailler pour élever leurs quatre filles, cette passionnée de danse classique et de théâtre, disciplines qu’elle a longtemps pratiquées, Olivia Ronen s’est orientée vers des études littéraires avant de bifurquer vers le droit. Elle a fait ses études à la Sorbonne puis a été élue à la conférence du stage, le concours d’éloquence qui désigne tous les ans les meilleurs jeunes avocats. À ce titre, en 2017, s’adressant aux élèves de l’école du barreau, elle avait déclaré:  “Notre métier, c’est d’utiliser les mots, de jouir, d’user, et d’abuser du verbe.” Parmi ses clients, on compte un ancien militaire français parti faire le djihad en Syrie, condamné à 11 ans de prison. Elle a aussi été l’avocate d’un complice du terroriste de l’attentat du 14 juillet à Nice. Mais l’homme s’était suicidé en prison avant le procès. Très discrète, elle refuse de parler aux journalistes. Elle a simplement déclaré, lors d’une rare interview, que “face à un dossier pareil, il ne peut y avoir aucun compromis. Qu’il ne faut pas avoir peur de déplaire ou de choquer. Ou alors, on reste chez soi.” Le premier interrogatoire de Salah Abdeslam est prévu début janvier 2022. Quant aux plaidoiries de la défense, elles auront lieu entre le 6 et le 23 mai pour un verdict attendu le 25 mai.

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