Roselyne Bachelot, sa famille fragilisée : « Ils n’encaissent que la souffrance et les coups »

Roselyne Bachelot a accepté de revenir en politique en juillet dernier, assumant le poste de ministre de la Culture. Des nouvelles fonctions au coeur du pouvoir, qui ne sont pas sans conséquences pour ses proches.

Roselyne Bachelot a dû réfléchir à deux fois avant d’accepter la proposition de Jean Castex. Passionnée par la Culture, elle n’a pu dire non à ce ministère qui l’a faisait rêver et l’opportunité de s’asseoir dans le siège d’André Malraux. “La politique apporte beaucoup de choc et de satisfaction” confie Roselyne Bachelot dans les colonnes du magazine Elle en kiosques ce vendredi 27 novembre, “ce que je fais aujourd’hui est extrêmement dur. Mais je suis au coeur du pouvoir, à mener des combats, à entraîner des gens avec moi, c’est très valorisant et excitant”.

Un nouveau challenge qui a aussi son lot de désagréments. Sa famille s’est montrée un brin réticente, à commencer par son fils Pierre, qui n’a pas franchement vu d’un bon oeil cette nouvelle nomination. “Mes proches eux, n’encaissent que la souffrance et les coups. Ils sont sans défense. Je comprends mon fils, mais il s’est vite repris. Après ‘oh non’, il m’a dit : ‘tu as raison’, explique-t-elle. Les réticences de son fils Pierre, la ministre de la Culture peut les comprendre. Plus jeune, il a beaucoup souffert de la notoriété de sa mère lors de sa scolarité.Il a été martyrisé à l’école, à travers des propos et des gestes”, avait-elle fait savoir dans les colonnes de Télé-Loisirs en 2019. Et la ministre de la rue de Valois de se remémorer avec douleur ce qu’avait dû endurer son fils à l’époque : Nous avons été obligés de le retirer d’une école à cause d’un professeur qui le battait parce que c’était mon fils”.

Dans les pas de sa mère

Aujourd’hui Pierre a changé d’avis, et surtout bien grandi. Le fils de Roselyne Bachelot est également mieux armé, puisqu’il s’est lui même frotté à la politique dans l’ombre de sa célèbre mère. Assistant parlementaire de 1992 à 2002, il est ensuite devenu collaborateur au sein du ministère de l’Ecologie puis de la Santé. En 2010, il accède au poste de directeur de l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé. Un beau parcours pour un homme très discret, résolument dans l’ombre quand sa mère est habituée à prendre la lumière.

Crédits photos : Giancarlo Gorassini/Bestimage

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