« Singe, macaque, sale noir » : Gims, poignant, témoigne du terrible racisme qu’il a subi

Dans un entretien accordé à Sept à Huit, ce dimanche 6 juin, Gims s’est confié sur les insultes dont il a été victime dans son enfance, en lien avec sa couleur de peau. Une expérience douloureuse que l’artiste congolais aborde avec philosophie.

“Singe, macaque, sale noir”… Dans son enfance, Gims a essuyé des insultes racistes visant sa couleur de peau. En promotion pour la réédition de son album Le Fléau, le natif de Kinshasa a accordé une interview à Sept à Huit, sur TF1, diffusée ce dimanche 6 juin. L’occasion pour le rappeur de 35 ans d’aborder son rapport au racisme en France, où il vit depuis qu’il a deux ans. “Il n’y a pas plus grande injustice que de s’en prendre à quelqu’un pour une couleur qu’il n’a pas choisie. Je ne me souviens pas d’avoir choisi ma couleur !”, a-t-il expliqué, tout en précisant que la France n’était pas un pays raciste.

Pour Gims, le racisme fait partie “des plus grandes injustices”. D’autant que son histoire personnelle, quand lui-même était enfant, entre en écho avec la réalité des enfants en 2021. “Ce qui choque, c’est que les blagues qu’on a pu faire, on les fait encore aujourd’hui ! On m’a traité de singe, de macaque ou de sale noir. […] Il y a un boulot qui n’est pas fait”, a déploré l’interprète de Bella face à Audrey Crespo-Mara. Né en 1986, Gims a vu le jour au Congo (ex-Zaïre) mais a grandi en France, à Paris. “Je suis un enfant du peuple de France. J’ai passé mes meilleurs moments en France”, a affirmé l’artiste aux six millions d’albums vendus, persuadé que malgré tout, “le bien dominera toujours”.

🔵 « Je suis un enfant du peuple de France ».

Derrière ses inévitables lunettes noires, il nous parle de son destin, de son regard sur la France d’aujourd’hui, et de ses rêves d’Opéra. @GIMS est « Le Portrait de la Semaine » d’@audrey_crespo
📺 Ce dimanche, dès 18h20 sur @TF1 pic.twitter.com/XS8BJbkHAX

Une demande de naturalisation refusée

Papa de cinq enfants, Gims est né d’une famille de musiciens congolais. À son arrivée en France, en 1988, l’ancien membre de Sexion d’Assaut a traversé une période de clandestinité et de grande précarité à Paris, en raison de la situation irrégulière de ses parents. Le jeune garçon a été placé dans des familles d’accueil avant de vivre dans des squats. Bien qu’il ait passé la majeure partie de sa vie dans la capitale, Gims s’est vu refuser la nationalité française. Un rejet de l’administration qui pourrait être liée à sa bigamie, l’artiste étant marié à deux femmes. Côté vie privée, son frère Dadju a suivi ses pas en optant pour une carrière à succès dans la musique.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Capture d’écran TF1

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