Vanessa Paradis : "10 jours de cinéma, c’était assez magique"

Icône pop, actrice sans peur et ambassadrice Chanel, Vanessa Paradis était la présidente du jury du dernier Festival du film américain de Deauville. Au dîner Madame Figaro x Chanel, elle nous a confié quelques souvenirs de ses années cinéma.

Entre Vanessa Paradis et le cinéma, mieux qu’une rencontre éphémère : une longue histoire. En 1989, elle a à peine 17 ans, et est encore considérée comme une Lolita pop quand Jean-Claude Brisseau l’engage pour Noces Blanches. Film d’auteur, contre-emploi. Elle bouleverse dans le rôle de Mathilde, la jeune étudiante vaincue par l’amour qu’elle porte pour un prof de philosophie plus âgé qu’elle. C’est tout naturellement qu’elle reçoit le César du meilleur espoir en 1990.

Dès lors, elle ne cessera plus jamais de tourner, même si l’actrice n’a jamais supplanté la chanteuse à succès – et icône – qu’elle est rapidement devenue. Au cinéma, elle a croisé la route de Jean Becker (Élisa) et Patrice Leconte (La Fille sur le pont). Elle a tourné des films populaires (L’Arnacœur) mais s’est également aventuré avec bravoure dans des films d’auteurs : Café de Flore de Jean-Marc Vallée (devenu depuis un auteur convoité à Hollywood) ou le foutraque Un couteau dans le cœur (de Yann Gonzalez).

Maïwenn. (Deauville, le 11 septembre 2020.) Coiffure : John Nollet.

Louis Garrel. (Deauville, le 11 septembre 2020.)

Vanessa Paradis. (Deauville, le 11 septembre 2020.)

Zita Hanrot. (Deauville, le 11 septembre 2020.)

Au dernier Festival de Deauville, elle a eu l’insigne honneur d’être présidente d’un jury qui a plébiscité et couronné The Nest, de Sean Durkin, avec Jude Law. Si ses apparitions glamour sur le red carpet ont galvanisé les photographes (elle est une ambassadrice de la maison Chanel), Vanessa Paradis a considéré son mandat avec beaucoup de sérieux et l’a exercé avec rigueur et bienveillance : «J’ai été une présidente très à l’écoute, très attentive aux avis des membres de mon jury. Nous nous sommes parlé sans arrêt. C’était une véritable leçon de cinéma et ma deuxième expérience dans ce domaine car j’avais été précédemment juré au Festival de Cannes. C’est une expérience intense qui nourrit, qui inspire et qui donne envie de faire des films, de tourner. Avec la période qu’on est en train de vivre, 10 jours de cinéma, c’était assez magique».

Si Madame la Présidente ne se considère pas comme une ‘cinéphile’ acharnée, elle aime le cinéma depuis toujours : «Le premier film dont je me souvienne ? 37°2 le matin. Un choc pour l’adolescente que j’étais à ce moment-là. Découvrir Beineix et Beatrice Dalle. Sur le mur de ma chambre, il y avait des photos de Dalle mais aussi celles de Marilyn Monroe, beaucoup, de James Dean ou de Romy Schneider. Quant à mon film de chevet, il est le même depuis toujours : Chantons sous la pluie avec Gene Kelly et Debbie Reynolds».

“C’était incroyable de le voir là, en vrai”

Sa carrière et sa vie la mèneront à Hollywood – elle a été la compagne de Johnny Depp, le père de ses deux enfants, nul n’est sensé l’ignorer. Si le rêve américain ne l’a pas réellement tenté, elle fera néanmoins là-bas de belles rencontres, comme avec Marlon Brando, la légende d’Un tramway nommé Désir et du Parrain : « C’était si impressionnant ! Il est rentré dans la pièce et il m’a parlé en français -il le parlait très bien-, c’était incroyable de le voir là, en vrai. Ma fille venait de naître, il a joué avec elle à qui baisserait les yeux le premier. Et il a perdu » (elle rit).

Prochain challenge pour Mademoiselle Paradis : elle fera ses premiers pas sur les planches, en février 2021, au Théâtre Edouard VII, dans Maman, avec Éric Elmosnino, une pièce écrite par son mari Samuel Benchetrit : « J’ai le trac » dit-elle sobrement.

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