VIDÉO – Marlène Schiappa alarmiste face à Laurent Ruquier : « Il y a une menace à nos portes »

Invitée d’On est en direct sur France 2 ce samedi 23 octobre, Marlène Schiappa a évoqué la « menace » de l’extrême droite, alors qu’Éric Zemmour grimpe depuis plusieurs semaines dans les sondages.

Le 20 octobre dernier, Marlène Schiappa avait été l’une des premières à dénoncer l’attitude d’Éric Zemmour lors de sa visite au salon Milipol. Trois jours après, la ministre déléguée auprès du ministère de l’Intérieur chargée de la Citoyenneté a persisté et signé dans On est en direct ce samedi 23 octobre sur France 2. « Je n’ai pas entendu Valérie Pécresse ou encore Xavier Bertrand s’offusquer quand Éric Zemmour a braqué un fusil (non chargé) sur un journaliste », a-t-elle déclaré dans l’émission de Laurent Ruquier et Léa Salamé, regrettant le manque d’implication, selon elle, des Républicains pour lutter contre la montée de l’extrême droite. « Il y a une menace à nos portes », a-t-elle affirmé alors que, comme le rappelle RTL, à six mois de la présidentielle le polémiste Éric Zemmour, qui n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature, et Marine Le Pen représentent près de 35% des intentions de votes d’après les derniers sondages.

« Ce n’est pas impossible que l’extrême droite se retrouve au pouvoir, cela est déjà arrivé avec Bolsonaro, Salvini, Trump, des populistes. Partout il y a des contre-exemples, des pays dans lesquels on pensait que jamais les populistes n’arriveraient au pouvoir », a alerté sur France 2 celle qui estime qu’il « y a une responsabilité collective ». Selon Marlène Schiappa, inquiète d’une certaine « résignation », « une partie de ce pays est mal à l’aise face à cette montée et ne sait pas répondre ». « Depuis quatre ans que je suis là, tout ce que j’ai fait va dans le sens de combattre l’extrême droite, notamment dans l’égalité entre les femmes et les hommes », a ajouté celle qui a manifesté à Paris entre Bastille et République en 2002, quand Jean-Marie Le Pen était au deuxième tour de l’élection présidentielle. Deux décennies plus tard, Marlène Schiappa « ne pense pas que les Français soient racistes » et « d’extrême droite dans leur majorité ».

Viser des journalistes avec une arme en leur disant « reculez ! » n’est pas drôle.
C’est horrifiant. Surtout après avoir dit sérieusement vouloir « réduire le pouvoir des médias. »
Dans une démocratie, la liberté de la presse n’est pas une blague et ne doit jamais être menacée. https://t.co/L9kOPN0zD6

« Je ne peux pas regarder (…) sans rien faire »

Après avoir fait, selon lui, de l’humour, avec un fusil non chargé le 20 octobre dernier, Éric Zemmour avait qualifié Marlène Schiappa d’« imbécile, grotesque et ridicule ». « Je pense que viser les journalistes avec une arme, en leur intimant de reculer, à bout portant, je crois que ce n’est pas anodin. (…) Moi, je suis ministre en charge de la Citoyenneté, je ne peux pas regarder des atteintes à des contre-pouvoirs et à des principes qui me semblent importants sans rien faire », a expliqué Marlène Schiappa sur France 2.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Capture France 2

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