VIDÉO – Olivier Véran menacé de mort : « J’en reçois des dizaines par jour »

Invité de C à vous sur France 5 ce jeudi 16 décembre, alors qu’il était interrogé sur les antivax, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a révélé recevoir une dizaine de menaces de mort par jour. Il a affirmé que des plaintes ont été déposées.

Alors que la cinquième vague de Covid se poursuit en France, le gouvernement continue à appeler les Français à se faire vacciner et à rester prudent à l’approche des fêtes de Noël. C’est dans ce contexte que le ministre de la Santé, Olivier Véran, est arrivé masqué sur le plateau de C à vous sur France 5, ce jeudi 16 décembre. La journaliste Émilie Tran Nguyen a présenté au ministre un extrait d’un reportage de l’AFP montrant des personnes hospitalisées et le coup de gueule du personnel soignant agacé de voir dans leurs établissements des personnes non vaccinées. Une vidéo qui a été raillée par des antivax sur les réseaux sociaux. Certains d’entre eux l’ont même tournée en dérision. « Ça vous désespère ? », a-t-elle demandé au ministre. « D’abord, je pense qu’on donne beaucoup d’importance à un microcosme, prenons garde à ne pas le faire monter dans l’opinion », a-t-il d’abord alerté avant de faire une confidence personnelle glaçante.

« Sur Internet, c’est un prisme particulier. Vous savez, je reçois des dizaines de menaces de mort par jour depuis bientôt deux ans », a-t-il révélé. « Je porte plainte régulièrement quand j’estime que ça dépasse tout bonnement les bornes », a-t-il ajouté. « Je constate que c’est systématiquement des gens qui procèdent d’une défection de tout ce qui peut nous réunir. Des gens qui détestent l’État, des gens qui détestent les scientifiques, des gens qui détestent, des gens qui détestent les médias », a expliqué sur France 5 Olivier Véran, décrivant « des gens qui s’enferment dans des fausses croyances » et qui ont généralement « une fragilité au départ ».

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« Ils doivent payer un jour »

À ces fragilités personnelles, s’ajoute un niveau de tension social important, a-t-il concédé. Le ministre de la Santé, qui a rappelé que dans certains pays les manifestations anti-pass continuent encore, s’en est pris plus directement à « ceux qui sont censés être des sachants et qui répandent de la fausse information ». « Ceux-là, ils doivent payer un jour pour ça parce qu’ils ont, pardonnez-moi l’expression, du sang sur les mains », a-t-il tranché dans C à vous sans donner de noms.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Capture France 5

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