VIDEO – « Une situation d’inhumanité » : chez Laurence Ferrari, le cri du coeur de Laurent Frémont

Privé d’adieux à son père, mort des suites du Covid-19, Laurent Frémont se bat pour que les familles puissent accompagner leurs malades. Il a dénoncé la situation actuelle face à Laurence Ferrari sur le plateau de Punchline (CNews).

A propos de

  1. Laurence Ferrari

De la tristesse mais aussi beaucoup de colère. Comme la fille du comédien Etienne Draber, qui a lancé une action en justice, Laurent Frémont se bat pour que les familles puissent voir leurs malades du Covid-19. Fils de Dominique Frémont, ex-chirurgien à Carpentras parti à 70 ans dans la plus grande solitude, il a dénoncé une situation “scandaleuse dans l’émission Punchline, mardi 16 février sur CNews.

Des milliers de Français sont aujourd’hui privés des derniers instants de leurs proches, a-t-il déploré, très ému, face à Laurence Ferrari. Quand ils sont malades, dans leurs derniers jours, quand ils s’approchent de la mort et après la mort. Ils ne peuvent même plus rendre hommage à leurs défunts. C’est vraiment une situation d’inhumanité que je veux dénoncer aujourd’hui, pour faire changer les choses.” Laurent Frémont est ensuite revenu sur la terrible expérience vécue par sa famille. Dans la clinique privée d’Aix-en-Provence, où son père a aussi contracté une infection, on l’a en effet privé de visites.

“Nous avons passé deux semaines sans nouvelle”

Au bout d’une semaine, il s’est réveillé, il n’était plus contagieux, plus contaminé, raconte-t-il. Nous mêmes n’étions plus contagieux, nous avions fait tous les tests. On avait pris toutes les précautions nécessaires, j’ai une soeur qui est soignante et qui est venue avec sa tenue. Mais malgré tout cela, nous avons été bloqués à la porte, empêchés de rentrer et nous avons passé deux semaines sans nouvelle. La seule fois où le médecin a appelé c’était pour nous annoncer que mon père était mort“, déplore Laurent Frémont, qui appelle à signer la pétition lancée par la fille du comédien Etienne Draber.

Dans une tribune publiée par Marianne, Laurent Frémont interpelle également le gouvernement à agir. “Le ministre de la Santé affirmait que “les visites à l’hôpital doivent être et sont autorisées dans toutes les situations”. Pour que cela ne reste pas un vœu pieux, les autorités politiques et administratives doivent mettre en place sans tarder un « droit opposable » aux visites des proches, qui pourrait être opposé à l’arbitraire des personnels administratifs par saisine du juge des référés”, écrit-il.

Crédits photos : Capture CNews

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