Violences contre les femmes : quelles sont les nouvelles mesures annoncées par Gérald Darmanin ?

Le jeudi 21 octobre 2021, Gérald Darmanin a annoncé de nombreuses mesures pour lutter contre les violences conjugales faites aux femmes, notamment la possibilité aux victimes de pouvoir déposer plainte à domicile et non pas dans un commissariat, comme l’a relayé Le Figaro.

  • Marlène Schiappa

Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur en août 2021, l’année dernière, 102 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-compagnon. Des chiffres alarmants qui ont poussé le gouvernement à prendre de nouvelles mesures, annoncées par Gérald Darmanin, le jeudi 21 octobre, et rapportées par Le Figaro. Le ministre de l’Intérieur est revenu dans un premier temps sur le mauvais accueil des femmes victimes de violences conjugales dans les commissariats. Pour pallier à ce manque, l’homme politique a annoncé des mesures facilitant le dépôt de plainte pour violences conjugales ou pour viol, à domicile. Le ministre a aussi confirmé le lancement d’une expérimentation de prise de plainte hors d’un commissariat ou bien de la gendarmerie dans le Vaucluse, le Pas-de-Calais, la Haute-Corse, la Sarthe et plusieurs arrondissements parisiens.

Gérald Darmanin veut que l’on puisse « accueillir toutes les victimes de jour comme de nuit »

Dans ces zones, « les gendarmes et les policiers iront chez autrui, au domicile de la personne, chez une amie de cette personne, ou dans une mairie, ou dans un cabinet d’avocat, pour prendre la plainte sur place et pas seulement dans un commissariat de police. La façon dont les personnes sont reçues dans les gendarmeries et les commissariats est très bonne, dans des conditions très difficiles pour les policiers et les gendarmes devant l’explosion des plaintes », a déclaré Gérald Darmanin, lors de son déplacement à Avignon. Marlène Schiappa et le ministre de l’Intérieur n’ont pas hésité à rappeler que toutes les enquêtes pour violences conjugales et sexuelles doivent être traitées avec « une célérité particulière ». Ils demandent ainsi aux forces de l’ordre d’accueillir « à toute heure du jour ou de la nuit et dans des locaux favorisant la confidentialité et la sérénité ». Gérald Darmanin insiste également sur le suivi psychologique des victimes : « L’examen dans une unité médico-judiciaire doit être systématiquement envisagé lorsqu’une victime se présente pour dénoncer des faits d’abus sexuels ». Le chef de la police française souhaite enfin que les forces de l’ordre donnent une information « régulière » de la victime au sujet de l’avancée de la procédure.

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