Alimentation : 10 astuces pour réduire sa facture au supermarché

L’alimentation compte pour environ 20 % du budget des Français. Et avec les confinements successifs, ce budget a tendance à augmenter. Tous nos conseils pour alléger ce poste de dépenses sans nécessairement se serrer la ceinture.

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1. Une promo n’est pas forcément une bonne affaire !

Souvent placées en tête des rayonnages avec des étiquettes jaunes et un prix d’origine barré, les promotions présentées sous forme de lots promettent un rapport qualité-prix imbattable. Méfiance ! En réalité, nombre de produits d’appel ne sont pas si bon marché. Le fabricant peut en modifier la contenance ou tout simplement mentir sur le prix d’origine. Avant de se jeter dans la gueule du loup, mieux vaut bien regarder le prix au kilo. Vous pourrez faire ainsi jusqu’à 150 € d’économie par an.

2. Faites vos courses le ventre plein

Une équipe de chercheurs de l’université de Cornell, aux États-Unis, a montré que faire ses courses en ayant faim favorise l’achat d’articles pas vraiment nécessaires. Pire, ceux sur lesquels on se précipite sont en général gras et sucrés. Moralité : mieux vaut ne pas pousser son caddie à jeun ! Economie estimée : jusqu’à 400 € par an.

3. Adoptez les chemins de traverse au supermarché

En magasin, tout est fait pour nous inciter à acheter des denrées supplémentaires. Guidés par l’odeur du pain chaud et des croissants du rayon boulangerie, on se retrouve à passer devant les rayonnages vêtements ou cosmétiques… Même technique avec les produits de première nécessité situés au fond du magasin ! S’en tenir à sa liste évite tout dérapage. Grâce à elle, vous ferait jusqu’à 300 € d’économie par an.

4. Halte aux plats préparés !

Les plats préparés se révèlent toujours toujours plus chers et moins intéressants pour la santé, selon les chercheurs de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), qui ont comparé les coûts de 19 plats préparés industriels et ceux des mêmes mets faits maison. Poulet basquaise, paella, choucroute, gratin dauphinois et même soupes contiennent du sucre, un ingrédient jamais ajouté dans du home made. Et leurs teneurs en gras et en sel constituent souvent les deux tiers des apports journaliers recommandés. Beaucoup trop ! Verdict : à vos fourneaux ! Objectif : jusqu’à 200 € d’économie par an.

5. Le doggy bag a du chien

Quand reviendra le temps joyeux du bistrot, nous aurons tout intérêt à demander à emporter nos restes. Pourquoi s’en priver ? Cette pratique d’origine anglo-saxonne est d’ailleurs amenée à se banaliser en France : à partir du 1er juillet 2021, les restaurants auront l’obligation de proposer ce service. Bon point pour la planète : cela permettrait d’éviter le gaspillage de près de 10 tonnes de nourriture par an et par établissement. Et potentiellement nous faire économiser jusqu’à 150 € par an !

6. Et si on s’emballait pour le vrac ?

Entre 2015 et 2018, le nombre d’épiceries “vrac” a grimpé de 18 à 150. Sans carton, ni plastique ni coût marketing, le vrac peut revenir jusqu’à 50% moins cher que les produits emballés. Comptez jusqu’à 200 € d’économie par an.

7. Le périmé : ça se mange !

Des yaourts périmés dans le frigo ? Pas de panique. Ces derniers sont consommables trois semaines après la date indiquée sur l’emballage. Il en va de même pour les œufs, qui peuvent être mangés jusqu’à un mois après la date de consommation recommandée, à condition que la coquille ne soit pas fêlée ou brisée. Le lait UHT pasteurisé, lui, peut être bu jusqu’à deux mois après la date. Certains produits se conservent à vie comme le miel, les épices, le sucre et le sel. Et on peut craquer pour du chocolat même deux ans après la péremption. Bonne nouvelle, non ? Cela permettrait jusqu’à 250 € d’économie par an, rien que ça !

8. Pas tous les fruits dans le même panier !

Certains (banane, pomme, pêche ou avocat) dégagent de l’éthylène, qui accélère la maturation des autres fruits. D’autres, comme les agrumes, les fraises et les cerises, cessent de mûrir une fois cueillis et pourrissent en présence de ce gaz. Pour éviter le gaspillage, mieux vaut donc séparer les fruits à éthylène des autres. En revanche, placer des avocats dans la même corbeille que des pommes permet de les faire murir plus vite.

Un conseil : éviter aussi de garder les fruits au réfrigérateur, ils perdront toute saveur. Quant aux pommes de terre, privilégiez un stockage dans un endroit frais à l’abri de la lumière, pour qu’elles ne germent pas. Et avec une pomme : l’éthylène qu’elle émet empêche leur pourrissement. Avec ces réflexes, comptez jusqu’à 150 € d’économie par an.

9. Moins de viande, plus de bienfaits

En moyenne, 20 % du budget alimentation des ménages français est consacré à la viande. Réduire nos apports d’un tiers profite à notre porte-monnaie mais aussi à notre santé. En effet, au-delà de 500 grammes de viande rouge par semaine, les risques de cancer colorectal sont accrus. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer classait la charcuterie comme probablement cancérigène, notamment à cause des sels nitrités. Les légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges, fèves…), très peu chères, présentent un apport protéinique tout aussi avantageux. Et le porte-monnaie dit merci avec jusqu’à 300 € d’économie par an.

10. Les bonnes applis anti-gaspi

L’application Frigo Magic invite à entrer le contenu des denrées de notre frigo et de nos placards, puis nous propose des recettes afin que de ne rien laisser se périmer. Too Good to Go permet aux consommateurs de géolocaliser un magasin ou supermarché qui solde ses invendus. Geev fonctionne entre particuliers et offre la possibilité de récupérer ou donner gratuitement des denrées alimentaires autour de chez soi. Comptez jusqu’à 200 € d’économie par an.

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