Cancer : la découverte de cette molécule pourrait révolutionner les traitements

Une substance chimique vient d’être identifiée par des scientifiques. Elle pourrait ralentir la progression des cellules cancéreuses. On fait le point sur cette découverte.

Restez informée

En plus d’être jolis, les coraux pourraient potentiellement sauver des vies. Ce sont les conclusions de plusieurs chercheurs américains, dont les travaux viennent d’être publiés dans la revue Nature Chemical Biology.

Une molécule produite par des coraux pourrait être anticancéreuse

Dans leur étude, les scientifiques de l’université d’Utah (Salt Lake City, États-Unis) expliquent avoir identifié une molécule qui serait capable de ralentir, voire d’empêcher la croissance des cellules cancéreuses : il s’agit de l’éleuthérobine. Elle perturberait ainsi la structure des cellules à l’origine de la formation des tumeurs. En réalité, cette substance chimique avait déjà été découverte par de précédents chercheurs. Mais jusqu’alors, une part d’ombre subsistait quant à sa source.

Aujourd’hui, Eric Schmidt, professeur de chimie et auteur principal de l’étude, est en mesure d’affirmer que cette molécule est produite par certains coraux mous. Pendant plusieurs semaines, son équipe et lui ont mené des recherches sur ce composé utilisé par ces petits animaux marins pour éloigner les prédateurs. Les coraux mous sécrètent de nombreuses autres substances chimiques, qui pourraient par exemple servir d’antibiotiques ou d’agents anti-inflammatoires.

Les composés produit par les coraux sont facilement digestibles

L’éleuthérobine avait déjà fait ses preuves en temps que traitement anticancéreux. Pour Eric Schmidt, cette découverte est donc une « piste de médicament« . Il explique que les molécules produites par les coraux mous peuvent être relativement bien digérées. Les médicaments dérivés pourraient donc ressembler à des pilules et être simplement administrées avec un verre d’eau. Cela permettrait ainsi d’éviter l’utilisation d’autres moyens plus invasifs.

« Ces composés sont plus difficiles à trouver, mais ils sont plus faciles à fabriquer en laboratoire et plus faciles à prendre comme médicament » conclut le scientifique. L’éleuthérobine représente donc un espoir pour les malades comme pour les chercheurs. Ces derniers vont désormais se pencher sur la possibilité de réaliser ce potentiel médicament et surtout, d’en produire des quantités suffisantes.

Source : Ancient defensive terpene biosynthetic gene clusters in the soft corals (Nature Chemical Biology)

Source: Lire L’Article Complet