Ces créateurs indépendants qui résistent et ouvrent leur boutique à Paris

Projet déjà engagé l’an passé ou fraîchement lancé… Zoom sur ces maison d’horlogerie ou de joaillerie indépendantes qui ont décidé de prendre leurs quartiers parisiens en dépit de la crise.

Statement

Boucle d’oreille Stairway_03, bague Rockaway_09 et bague Rockaway_06 en argent et diamants, Statement, à partir de 795 €. DIsponibles sur Statement.paris

Véritable business woman avisée, Amélie Huynh parvient à aussi bien investir son énergie dans sa maison de joaillerie Statement, qu’à affiner la stratégie des projets qu’elle mène avec sa sœur Mélanie : du Château Malromé aux parfums d’Orsay. Avec Statement, c’est un peu de son aura rebelle qu’elle a insufflé à ses bagues et boucles d’oreilles acérées. Si elle les aime principalement en argent, piqué de diamants blancs ou noirs, elle prête aussi son jeu de lignes graphiques à un set de pièces plus doux, en or rose et diamants blancs. Ne restait plus qu’à dénicher un lieu calibré pour retranscrire physiquement son univers. C’est désormais chose faite avec cet écrin minimal et surprenant, où trône une expérience digitale unique réalisée par l’artiste Thomas Traum. Ensemble, ils ont façonné Alyh, un avatar féminin pour mettre en lumière les créations Statement. Une boutique inédite à découvrir dès le 1er octobre.

Statement, 1 rue du 29-Juillet, 75001 Paris.

FOB

Montres-manchettes R100 de FOB Paris, à partir de 1070 €. Disponible sur Fob-paris.com

Si la nouvelle garde de l’horlogerie française indépendante a su considérablement s’étoffer depuis 3-4 ans, les trois fondateurs de FOB Paris, Sari Hijji, Laurent Aziz et Aurélien Caron, font figure de pionniers en la matière. Aux commandes de cette maison ovni cultivant une allure rétro-futuriste aux teintes corsées, ces trois ingénieurs ont réussi à donner corps à leurs passions pour les objets uniques. On leur connaissait le succès de leur néo montre à gousset, on découvre aujourd’hui une série de montres magnétiques, oscillant entre mouvement squelettés, bracelets en cuir bien pensés, collaboration arty et énergie solaire. Un univers à part à la créativité rafraîchissante, que l’on peut désormais retrouver dans le Haut-Marais, à deux pas du premier atelier horloger qui les aidait à façonner leurs folles idées.

FOB Paris, 16 rue des Gravilliers, 75003 Paris.

Pascale Monvoisin

Pendentif Calypso N°1 sur chaîne Debbie en or gravé, argent, émeraude, diamant, Pascale Monvoisin, à partir de 690 €. Disponible sur Pascalemonvoisin.com

Dix ans après le succès de ses tout premiers bijoux éponymes, Pascale Monvoisin double son premier écrin du 16ème arrondissement d’une seconde adresse dans une des rues les plus en vue du quartier joaillier de Paris. Si on retrouvait déjà l’éclat de ses turquoises et de ses pendentifs en cristal de roche dans les vitrines du concept-store White Bird, c’est désormais au numéro 10 de cette parallèle de la rue Saint-Honoré que Pascale s’apprête à ouvrir sa nouvelle boutique parisienne. Une ouverture qui résonne comme une jolie victoire pour celle qui a toujours aimé le charme de cette rue à taille humaine. L’occasion aussi d’y retrouver les bagues et colliers Varda lancés à temps pour marquer cette première décennie dans les pierres fétiches de la créatrice.

Pascale Monvoisin, 10 rue du Mont-Thabor, 75001 Paris.

Oris

Montre Hölstein Edition 2020, 43mm, mouvement chronographe automatique. Boîtier et bracelet en bronze, 4600 €. Limitée à 250 pièces. Renseignement sur Oris.ch

Si la première boutique exclusive Oris à Paris aura essuyé coup sur coup les affres des grèves puis du confinement, cette dernière a pourtant su trouver ce public français qui fait rêver tant de concurrents. En ligne de mire, un emplacement bien senti, à deux pas de la rue Montorgueil et une sélection de pièces de charme à prix doux, entre Big Crown militaire, montres engagées pour de belles causes ou pièces rares à l’image de cette première édition full bronze.

Oris, 71 Rue d’Argout, 75002 Paris.

Celine Daoust

De passage à Paris début mars pour mettre la dernière touche à sa première boutique en travaux, Celine Daoust n’aura eu d’autres choix que de repartir à Bruxelles avec ses stocks de bijoux sous le bras à la veille de l’annonce du confinement. Une belle endormie que la créatrice belge et son mari ont enfin pu ouvrir au public à la fin du mois de juin. L’endroit idéal pour flâner rive gauche à la recherche d’un pendentif feel-good ou d’une de ces pierres magnétiques (tourmalines roses ou diamants bruts) que Celine déniche depuis dix ans auprès des meilleurs fournisseurs de sa ville de cœur, Jaipur.

Celine Daoust, 8 Rue de Grenelle, 75006 Paris.

Le Gramme

Première marque française de pointe à s’être consacré à un bijou pour homme au minimalisme d’abord monomanique avant de se diversifier en une gamme allant de l’argent pur au pavage diamant, Le Gramme a toujours su surmonter les obstacles sur sa route. Pour preuve, le format miniature de sa toute première boutique du Marais, aux volumes quasi tokyoïtes que le fondateur, Erwan Le Louër a ouvert en dépit des vents contraires. Une réussite et une success-story made in France que ce dernier s’apprête à étoffer d’une seconde boutique dans le quartier Saint-Honoré, avant peut-être une troisième antenne dans la capitale.

Le Gramme, 123 Rue Vieille du Temple, 75003 Paris.

Pamela Love

La toute première boutique Pamela Love, 17 rue Grenelle.

Autre coup d’éclat à retrouver rue de Grenelle, la toute première boutique de la créatrice américaine Pamela Love aura dû refermer ses portes à peine l’inauguration célébrée. C’était sans compter la résilience de la créatrice et l’attirance des Parisiennes pour ce bar à piercings où l’on retrouve la foule d’anneaux, de flèches signatures ou de puces en opales qui ont fait le succès de Pamela Love.

Pamela Love, 17 rue de Grenelle, 75007 Paris.

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